22 novembre plusieurs appels contre les violences policières

La répression qui s’abat sur les opposant-e-s aux projets mafieux des gouvernant-e-s est chaque fois plus violente. L’arrivée du Parti Socialiste au pouvoir n’y aura rien changé. La police, la gendarmerie et l’armée blesse et mutile tout autant, peut-être davantage en surfant sur la vague du fascisme montant sous couvert de crise économique mondiale, et ce, grâce aux armes, dont l’efficacité s’accentue par les crédits apportés à la technologie militaire.
Dernière minute : un collectif interorganisation appel pour le samedi 22 novembre à 11h, place Jeanne d’Arc.

Mais outre les budgets alloués à la guerre, toujours plus importants, ce qui inquiète encore plus, c’est la volonté des policer-e-s, gendarmes et et militaires comme de leur patron-ne-s politicien-ne-s d’assumer leur violence. L’omniprésence et l’utilisation effrénées de leur flashballs, "lanceurs de balles défense" (qui sont en fait des flashballs taill XXL !) et grenades explosives désencerclantes en son des exemples concrets.

Le discours est lui aussi décomplexé et la violence banalisée ! Face à nous, les flics sourient ou nous menacent quand on leur demande s’ils sont fier-e-s d’avoir tué. L’un des responsables de la police du Tarn affirmait récemment que celles et ceux qui s’opposent aux "forces de l’ordre" doivent s’attendre à subir des violentes et éventuelles blessures !!!

Et, il y a quelques jours, la police a tuée. Encore.

Nous, réuni-e-s au Testet pour lutter contre le projet mortifère du barrage de Sivens, nous avons perdu un ami. Aux premières heures du dimanche 26 octobre 2014, à quelques mètres des soldat-e-s de l’état, armé-e-s et protégé-e-s par leurs armures et leur bouclier, c’est là que Rémi Fraisse a été assassiné par le bras armé de l’état.

Par un tir tendu d’un-e salarié-e de la guerre de grenade de désencerclement, visant probablement sa tête, s’est coincée entre sa nuque et ses épaules. Pourtant, même les lois internes des bras armés de l’état interdisent les tirs tendus à une certaine distance et interdisent également de viser la tête ou de viser tout court avec certaines armes.

Ceci n’est pas un accident. Il est même étonnant qu’un tel drame ne se soit pas produit plus tôt. En effet, les attaquent des policier-e-s, gendarmes et militaires ont tous les jours dépassées le cadre de leurs propres lois ! On ne compte plus les genoux, mains, ventres et têtes visés !!! Leur violence inouïe et illégale nous a laissé à tou-te-s des traces qu’elles soient physiques, ou morales.
Cette fois elle a emportée un homme : Rémi Fraisse.

Mais si la mort de Rémi fait la une des médias et embarrasse les gouvernements, ne croyons pas qu’il s’agit d’une exception.

Fin août, une personne sans-papiers est morte dans une voiture de la BAC (Brigade Anti Criminalité) au cours du trajet qui la ramenait à l’aéroport. Cela fait bientôt 10 ans que les adolescents Zyed Benna et Bouna Traoré sont morts dans un transformateur électrique suite à une course-poursuite avec la police. Sans parler des guerres économiques, au Mali ou ailleurs...

On ne compte plus les procédures lancées par les proches de victimes de meurtres d’un des bras armé de l’état. Aucune plainte ne donne lieu à des emprisonnements !

Nous exigeons une justice rapide et implacable pour les meurtrier-e-s caché-e-s dans les rangs des bras armés de l’état.

Nous demandons, dès maintenant, une amnesty juridique pour tou-te-s les inculpé-e-s opposant-e-s au barrage de Sivens, que nous considérons presque comme des prisonniers politiques.

Nous demandons également, le désarmement total des multiples bras armés de l’état, pour en finir avec les assassinats, les bavures et les violences policières, gendarmes et militaires.

Nous rejoignons ainsi l’appel de la ZAD de Notre Dame des Landes à manifester contre la répression policière le samedi 22 novembre 2014 :

Nous appelons chaque personne et chaque groupe qui se sent concerné par le danger que représentent la police de l’état à mener des actions et à manifester où qu’elle/il soit.

Faisons du 22 novembre une date nationale et internationale contre les violences des bras armés de l’état, mais n’oublions pas que chaque jour, avant et après cette date, est propice pour s’insurger contre l’existence d’une institution qui mutile et assassine pour le compte de l’état "de droit" et de ses projets juteux, mafieux et dévastateurs.

Indignons-nous !

Texte original sur le site tant qu’il y aura des bouilles.

15h place Esquirol



Ci-dessous un appel intersyndical, faisant suite à l’AG des personnels qui s’est tenue jeudi 13 novembre à l’université du Mirail, qui, entre autre chose, appel à participer à la manifestation du 22 novembre contre la répression et les violences policières.

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En suivant vous pouvez lire l’appel trouvé sur le site du NPA qui mentionne une manifestation à 11h place jeanne d’Arc à l’appel de FSU, Solidaires, Solidaires Etudiants, Fondation Copernic, Mouvement de la Paix 31, UPT, MJCF 31, EELV, Ensemble, NPA, PCF, PG. Aucune mention à rejoindre le cortège de 15h n’est indiqué, clairement les organisations ont décidées de boycotter l’appel de ZAD 31.

Violence sociale, violence policière, ça suffit ! Ripostons dans la rue le 22 novembre

La politique du gouvernement Hollande-Valls suscite un désaveu toujours plus profond. Pour faire face aux mobilisations, il met en œuvre la seule politique qui lui reste : la répression. Les prétendues bavures ne sont que la conséquence inévitable de l’utilisation de la force contre celles et ceux qui refusent les politiques patronales et gouvernementales. Rémi Fraisse, manifestant contre l’inutile, le nuisible barrage de Sivens, a été la victime non d’une bavure mais d’une politique cohérente.

Cohérence répressive

Les mesures répressives se multiplient. Violences policières systématiques contre les opposant-e-s à l’Ayraultport de Notre-Dame-des-Landes et au barrage de Sivens, interdiction des manifestations en solidarité avec le peuple palestinien, répression à La Poste, à la SNCF, à l’Inspection du travail, etc. Violences répétées contre les sans-papiers, les Rroms, les demandeurs d’asile. Criminalisation des militant-e-s de la Confédération paysanne contre l’usine des 1 000 vaches. Militarisation de l’espace public à Nantes et à Toulouse les 1er et 8 novembre. Et en prime, une loi qui au nom de la lutte contre le terrorisme vise à fliquer toute la population.

Cohérence antisociale

Patronat et gouvernement calomnient les plus pauvres, attaquent les chômeurs, traitent de « privilégié-e-s » les fonctionnaires et les salarié-e-s en CDI. Le Pacte de compétitivité vient faire régner au cœur des entreprises une insécurité sociale dont le chômage fournit le socle permanent. Les institutions représentatives du personnel, fragiles barrières légales qui donnent des moyens ou protègent les représentants des salarié-e-s, sont dans la ligne de mire du Medef, qui demande rien de moins au gouvernement que l’abolition de l’impôt sur la fortune.

Fort de nos faiblesses

C’est l’ensemble de cette politique qu’il faut combattre. Impossible de séparer riposte sociale et riposte antirépressive. Le basculement définitif dans le camp du patronat, des nantis, d’un gouvernement que beaucoup imaginaient de « gauche », ajoute au sentiment d’absence d’alternative. L’attitude des directions syndicales, au mieux embourbées dans le dialogue social, au pire soutenant totalement la politique gouvernementale conforte ce sentiment.

Reprendre l’initiative

Malgré des années de reculs sociaux, de défaites, qui suscitent doutes et hésitations, des résistances, des ripostes existent. Les travailleurs-ses de la santé qui ont de nouveau manifesté à Paris, ce 18 novembre, avec leur Convergence contre l’Hôstérité. Les étudiants et personnels de l’université du Mirail qui ont appelé à une grève nationale pour le 20 novembre contre l’austérité et la répression policière. Et bien sûr les collectifs d’opposant-e-s au barrage de Sivens qui s’organisent pour le reboisement écologique du Testet.

Toutes et tous ont convergé, uni-e-s, dans la manifestation régionale du 15 novembre à Toulouse organisée par le Collectif 3A (Alternative À l’Austérité), qui a été un beau succès avec 3 000 participants. De quoi redonner confiance et permettre de regagner du terrain, d’interdire au gouvernement de poursuivre une politique qui ajoute la violence d’Etat à la violence sociale.

Le NPA se félicite de cette unité et met tout en œuvre pour qu’elle se concrétise de nouveau le 22 novembre en réponse à l’appel des collectifs d’opposant-e-s à l’Ayraultport de Notre-Dame-des-Landes pour une journée de mobilisation nationale contre tous les projets inutiles, les violences policières et la répression judiciaire des condamné-e-s et poursuivi-e-s toulousain-e-s des 1er et 8 novembre. Il sera présent à leurs côtés lorsqu’ils passeront en procès du 4 au 17 décembre et en janvier.

Mercredi 19 novembre 2014



Enfin l’appel unitaire. La manifestation ira de la place jeanne d’Arc à la préfecture où les organisations demanderons à être reçue en délégation...

Non au barrage de Sivens ! Non aux violences policières !

Il y a presque un mois un jeune manifestant écologiste était tué lors d’un rassemblement contre le projet de barrage de Sivens. Sa mort a choqué toute la France et suscité une indignation légitime vis-à-vis des méthodes des forces de l’ordre et des moyens employés par les policiers.

A Toulouse, comme partout en France, cette mort a été suivie de plusieurs manifestations qui tenaient à exprimer le choc profond de nos concitoyens face à ce drame. Jamais durant ces manifestations nous n’avons pu exprimer notre colère dans le rassemblement, la détermination et le calme. À la violence policière qui a provoqué le décès ont succédé d’autres violences policières ou des interdictions de manifester. Les forces de l’ordre ont fait le choix de la répression avec souvent des moyens disproportionnés et des méthodes inacceptables.
Dans un contexte déjà difficile pour les travailleurs et les privés d’emploi, le gouvernement réprime le mouvement syndical, social et écologiste, restreint la liberté de manifester et de s’exprimer alors que la colère est légitime.

Nos organisations et collectifs appellent donc à manifester pacifiquement le 22 novembre à Toulouse et demandent :

  • L’arrêt définitif du projet de barrage de Sivens / Testet qui a été décidé sous la pression du lobby productiviste agro-alimentaire, entaché de conflits d’intérêts, monté sans débat public et sans respecter les impératifs écologiques.
  • La mise en place d’un processus de concertation réellement démocratique associant tous les acteurs.
  • L’arrêt des violences, des provocations policières et l’interdiction des armes létales qui ont conduit à la mort d’un jeune militant écologiste pacifique.
  • L’amnistie des condamné-e-s et l’arrêt des poursuites contre les inculpé-e-s victimes d’une répression arbitraire lors des manifestations précédentes.
  • La mise en place d’une commission d’enquête pour faire toute la transparence sur les derniers événements.

Nous pensons aussi, que pour apaiser une situation tendue et devenue malsaine, le gouvernement devrait reconnaître ses responsabilités dans les tensions et provocations actuelles, et en tirer les conséquences jusqu’au plus haut niveau.

Liberté de manifestation !

samedi 22 novembre, 11 heures, place Jeanne-d’Arc

Premiers signataires : FSU, Solidaires, Solidaires Etudiants, Fondation Copernic, Mouvement

de la Paix 31, UPT, MJCF 31, EELV Toulouse, Ensemble, NPA, PCF, PG

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