Bref retour sur la manif contre les violences policières suite à l’agression de Théo à Aulnay

Ce mardi 7 en fin d’aprem, nous étions environ 150 pour une manif’ spontanée et pluvieuse sur les boulevards, en soutien à Théo et contre les violences policières. Ça faisait plaisir de voir les rues de toulouse arpentées par d’autres que les sinistres manifs de flics de fin 2016.

Un appel a tourné par SMS et sur IAATA le mardi 7 février pour se rassembler place du Capitole à 18h. En soutien à Théo, victime de viol et de violence par la police, ainsi qu’aux habitant-e-s d’Aulnay-sous-bois qui ont subi des tirs à balles réelles lors d’émeutes dans la nuit de lundi à mardi.

"Flics, violeurs, assassins" : bah ouais ça change des manifs de bleus !

Nous étions autour de 150, tout-e-s les pieds mouillés mais motivé-e-s quand même ! Une prise de parole au mégaphone interpelle les passant-e-s et résume l’agression et la révolte qui s’en suit. Quelques slogans fusent, et on se motive vite à partir en manif sauvage.

On s’achemine via les boulevards en direction d’Arnaud Bernard. Deux camions de police nous escortent, quelques poubelles sont renversées, des fumis sont craqués, quelques klaxons retentissent en soutien.
Ça reste sage mais bonne ambiance : ça chante, ça tape des mains, ça fait plaisir de prendre ensemble la rue, de pouvoir lâcher collectivement sa colère. On fait le tour du rond-point à Arnaud B sans toutefois passer dans le quartier et, bien trempé-e-s, on reprend les boulevards jusqu’au retour à Capitole où l’on se disperse. Une petite balade sans prétention mais qui fout la pêche !

Source : CAMé. - 302 ko
Source : CAMé.

(Source : Collectif AutoMédia étudiant).

"Théo, Adama / Zyed et Bouna : On oublie pas, On pardonne pas" : une bavure, c’est quand ça s’ébruite

Pour rappel, le jeudi 2 lors d’une opération de la flicaille à Aulnay, Théo est interpellé, frappé et un des flics lui met sa matraque dans l’anus : il en résulte une section du sphincter anal et une lésion du canal anal de dix centimètres de profondeur. Quatre keufs sont mis en examen.

La défense abjecte relayée sur les médias s’attarde déjà sur les détails de l’affaire — le coup était-il latéral ou hozitontal ? ; les syndicats de keufs font leur propagande et se justifient à l’aide d’inventions gerbantes de circonstance : il s’agit peut-être d’un "viol par accident" ?

On peut aussi regretter l’insistance dont font preuve certaines personnes sur son profil de gars gentil, une sorte de référent, un type travailleur et honnête. Et alors ? Si on a un casier, se faire défoncer et violer c’est OK ?

Surtout que l’histoire de Théo n’est pas un cas à part. Cela n’est qu’une illustration de plus de ce qu’est la police française : une force raciste dont la violence est un outil banal pour maintenir l’ordre social. La campagne de propagande pro-flics de ces derniers mois dans en contexte d’état d’urgence ne nous le fera pas oublier. La longue liste des morts impunies rappelle qu’en la matière la justice n’est jamais une alliée, mais une machine à innocenter.

Solidarité et liberté pour les émeutièr-e-s actives les nuits suivant l’agression, dont certaines passent devant la justice ce mercredi !

Télécharger le dossier de la revue Z "Ceci n’est pas une bavure, crimes policiers et luttes contre le permis de tuer" :

P.-S.

A lire : le compte-rendu du CAMé.

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