L’association CLASCHES contre l’attribution de l’éméritat à Daniel Welzer-Lang

Lettre ouverte à la direction de l’Université Toulouse Jean-Jaurès et pétition pour protester contre l’attributation du statut de professeur émérite à l’enseignant-chercheur Daniel Welzer-Lang. Par le Collectif de Lutte Anti-Sexiste et Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur et la recherche.

Paris et Toulouse, le 2 juin 2017.

A l’attention de Monsieur le président de l’Université Toulouse Jean Jaurès,
De Madame la vice-présidente de la commission recherche,
Et des membres de la commission recherche,


Objet : Il est impensable d’accorder l’éméritat à Daniel Welzer-Lang

Par le présent courrier, nous souhaitons vous exprimer notre indignation devant l’éventualité que soit attribué l’éméritat à Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie de votre établissement qui s’apprête à prendre sa retraite. Cela nous semble dommageable pour des motifs de deux ordres complémentaires : d’une part, Daniel Welzer-Lang a été accusé de harcèlement sexuel par plusieurs étudiantes sans qu’aucune procédure administrative soit jamais ouverte afin d’enquêter sur ces faits ; d’autre part, cet enseignant est coutumier de pratiques pédagogiques susceptibles de mettre en danger l’intégrité physique et psychologique des étudiant.e.s. Lui attribuer l’éméritat, alors que des accusations persistantes ont émaillé l’ensemble de la carrière de cet enseignant, serait très problématique, car cela reviendrait à nier la parole des victimes de harcèlement sexuel à l’Université et à décourager la parole de potentielles futures victimes de harcèlement. Or, les président.e.s d’universités et d’établissements d’enseignement supérieur ont le devoir de prévenir le harcèlement sexuel, comme le leur rappelle la circulaire ministérielle du 25 novembre 2015.

En premier lieu, comme vous le savez, Daniel Welzer-Lang a été publiquement accusé de propos et comportements relevant du harcèlement sexuel par des témoignages diffusés par l’AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail) en 2004 et par l’ANEF (Association Nationale des Etudes Féministes) en 2005 [1]. Il est à noter que les responsables de ces associations, poursuivies pour diffamation, ont bénéficié d’une relaxe (jugement du 30 mai 2007). Ces témoignages graves et concordants n’ont entraîné aucune sanction : au niveau pénal, les victimes, comme c’est souvent le cas, n’ont pas osé porter plainte – et pour cause, comment auraient-elles pu au regard des risques encourus et de l’absence de soutien de l’institution ? Au niveau administratif en revanche, ce sont les présidents successifs de l’université qui ont refusé d’ouvrir une enquête, alors même qu’il était de leur devoir de le faire après que de tels manquements aux obligations de tout fonctionnaire ont été dénoncés. Si ces témoignages n’ont pas été pris avec le sérieux qu’ils méritaient au niveau local, il n’en est pas de même au niveau national. En effet, en 2015 à l’occasion de la campagne de recrutement de MCF, la présidence du comité de sélection du poste n°4255 par Daniel Welzer-Lang a soulevé des protestations exceptionnelles par leur ampleur. Pour mémoire : une pétition ayant recueilli 583 signatures dont celles des principales instances professionnelles parmi lesquelles l’AFS (Association Française de Sociologie), l’ASES (Association des Sociologues du Supérieur), l’ANCMSP (Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique), l’ANEF (Association Nationale des Etudes Féministes), EFIGIES, prise de position du CNU 19 par un communiqué du 19 mai 2015 ; tribune publiée dans l’édition journal de Mediapart du 20 mai 2015, lettre d’enseignant.e.s du Département Genre et de l’équipe LEGS de Paris 8 du 1er juin 2015, lettre ouverte adressée à la présidence de l’UT2J et signée par 22 associations universitaires, étudiantes, de défense des droits des femmes [2], aboutissant à la démission de 3 membres extérieurs du comité ainsi qu’à l’annulation de la procédure de recrutement par l’université à la veille des auditions. Nous nous permettons d’ailleurs de vous rappeler que d’autres universités ont pris récemment des sanctions disciplinaires à l’encontre de harceleurs (commission disciplinaire de l’université de Grenoble du 26 janvier 2017 : interdiction d’exercer pendant 8 mois avec privation de la moitié du traitement ; Université de Rennes 2, 20 mai 2016 : enseignant reconnu « coupable de harcèlement sexuel » avec « interdiction d’accéder à une classe, grade ou corps supérieur pendant une durée de deux ans »). Rappelons qu’il relève de la responsabilité et des obligations de l’établissement de prévenir les discriminations et violences, en raison d’un principe général de prévention en matière d’hygiène, sécurité et conditions de travail (voir notamment la Circulaire du 4 mars 2014 relative à la lutte contre le harcèlement dans la fonction publique). Il a aussi obligation de signalement d’un crime ou délit dont il aurait connaissance au procureur de la République (art. 40 du Code de procédure pénale), obligation de saisir les instances disciplinaires pour des faits paraissant suffisamment avérés et relevant du délit de harcèlement sexuel, obligation de préserver la personne ayant dénoncé les faits d’éventuels nouveaux agissements.

En second lieu, vous n’êtes pas sans savoir que les pratiques « pédagogiques » de Daniel Welzer-Lang n’ont cessé de causer l’émoi et l’interrogation de la communauté universitaire. Des étudiant.e.s se sont notamment plaint.e.s de propos, comportements et/ou situations à connotation sexuelle imposées par Daniel Welzer-Lang, lors de cours ou d’enquêtes de terrain, propices à générer humiliation, intimidation ou atteinte à leur dignité :

Nous avons connaissance de témoignages récents, dont certains sont aux mains de votre chargée de mission à l’égalité. Une étudiante aurait ainsi subi des violences verbales et symboliques lors de sa soutenance de master en 2016 sur sa supposée sexualité ("vous puez l’hétérosexualité") et sur son incompétence. Ces faits, s’ils sont avérés, constitueraient des manquements graves à la déontologie universitaire. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres témoignages récents que nous ne pouvons divulguer afin de protéger les étudiant.e.s.

Le fait que les étudiant.e.s soient adultes ne fait pas disparaître le rapport de pouvoir intrinsèque aux relations enseignant.e-étudiant.e ; ainsi, imposer des discussions pouvant générer une situation de gêne, voire d’humiliation des étudiant.e.s nous semble pouvoir relever d’une faute grave (à titre d’exemple, nous avons recueilli récemment des témoignages sur le malaise éprouvé par des étudiant.e.s en première année de sociologie lors des séances sur le genre assurées par Daniel Welzer-Lang au sein du CM "socialisation" : présentation de son sex toy et de ses prétendus multiples avantages, encouragements aux étudiant.e.s à "tenter l’expérience" du libertinage et de l’échangisme). De même, permettre aux étudiant.e.s de première année de licence de choisir des terrains d’enquête tels que les clubs échangistes ne relève pas vraiment d’une innovation pédagogique ; cela est même très problématique car comment assurer la sécurité des étudiant.e.s très jeunes sur de tels terrains ? Les compétences nécessaires au travail de terrain et à l’enquête sociologique s’acquièrent progressivement et c’est le rôle des enseignant.e.s que de favoriser une découverte des enjeux de l’enquête empirique dans les meilleures conditions possibles. Ces débats ont agité le département de sociologie en 2007, l’affaire étant remontée jusqu’au conseil de département, aboutissant à la réalisation d’un guide encadrant les pratiques pédagogiques autour de l’enseignement de l’observation en L1.

Enfin, nous rappelons que l’éméritat n’est pas accordé de droit, mais au terme d’une carrière professionnelle exemplaire. Compte tenu des différents éléments évoqués, tant en ce qui concerne les dénonciations de harcèlement sexuel que les pratiques pédagogiques, il existe un doute persistant sur l’exemplarité de la carrière de Daniel Welzer-Lang. Reste à souligner, pour ce qui est de la dimension recherche, son absence de l’intégralité des réseaux scientifiques institutionnalisés en études genre (dans sa propre discipline, Daniel Welzer-Lang est absent du CR4 de l’AISLF, du RT24 de l’AFS, etc., mais aussi du réseau toulousain Arpège).

Pour toutes ces raisons, nous demandons que l’éméritat ne soit pas attribué à Daniel Welzer-Lang ; une telle décision irait à l’encontre de précédentes déclarations de la présidence, qui affirmait que l’UT2J était "pleinement engagée depuis plusieurs années dans la lutte pour l’égalité femmes-hommes" [3]. Accorder l’éméritat à Daniel Welzer-Lang apparaîtrait comme un déni de l’égalité femmes-hommes à l’université, un déni de la lutte contre le harcèlement sexuel à l’université et comme une insulte aux femmes victimes de violences sexuelles. L’impunité doit cesser.

Nous aimerions savoir quelle est la position de la nouvelle présidence sur ce sujet et souhaitons connaître vos projets pour combattre réellement le harcèlement sexuel à l’Université de Toulouse 2.

Copie :

à la Chargée de mission « Égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations de genre et le harcèlement sexuel »
à la Vice-présidence du Conseil d’Administration
à la Directrice de cabinet du président

Liste des signataires ci-après

ORGANISATIONS SIGNATAIRES

AFS (Association Française de Sociologie)
ANCMSP (Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique)
ANEF (Association Nationale des Etudes féministes)
APIAF (Association pour les initiatives autonomes des femmes)
ARGEF (Association sur le Genre en Education et en Formation)
ARPEGE (Réseau Genre, société et politique d’égalité de la Maison des sciences de l’Homme et de la société de Toulouse)
ARPEGE – EFiGiES Toulouse
ARF (Action Radicale Féministe, ENS ULM)
ASES (Association des sociologues enseignant-e-s de l’enseignement supérieur)
Association Artemisia (Bureau d’études et organisme de formation spécialisé sur la promotion de l’égalité femmes-hommes)
Association v.ideaux (Teledebout)
Axe « Genre et société » du LARHRA
Bagdam Espace lesbien
Centre d’Information sur les droits des femmes et des familles
CEAFS (Centre d’Études et d’Action-Formation en Sociologie)
CLASCHES (Collectif de Lutte Anti-Sexiste et Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur et la recherche)
CLASCHES Toulouse
Collectif anti-sexisme de l’université de Lille, Droit et Santé
Collectif Féministe Latino Docs
Collectif national des travailleurs et travailleuses précaires de l’ESR
Département d’études de genre de Paris-8
Doctorant.e.s de l’unité Démographie, genre et sociétés de l’Ined (Institut National d’Etudes Démographiques)
Du côté des femmes – Haute-Garonne
EFiGiES (Association de Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Etudes Féministes, Genre et Sexualités)
Fédération Solidaires Etudiant.e.s
Faire Face (Association d’autodéfense féministe et de prévention des violences faites aux femmes)
Fédération Solidaires Etudiant.e.s
Grisélidis
Association de santé communautaire avec et pour les travailleuses et travailleur du sexe
Groupe GEM (Genre Education Mixité – ESPE de Lyon – Université Claude Bernard Lyon 1)
Laboratoire junior GenERe, Lyon
LEGS (Laboratoire d’études de genre et de sexualité)
Les Salopettes (Collectif féministe, ENS-Lyon)
Master Etudes sur le Genre, Université Bordeaux Montaigne
Master Genre, Egalité, Politiques Sociales, Université de Toulouse Jean Jaurès
NRJKIR Paris 8, Collectif féministe en non-mixité queer, Université Paris 8
Planning Familial 31
Réseau Thématique 24 de l’AFS : "Genre, classe race. Rapports sociaux et construction de l’altérité"

61 PREMIERES SIGNATAIRES

Albenga, Viviane, maîtresse de conférences en sociologie, IUT Bordeaux Montaigne
Barats, Christine, Université Paris Descartes, sciences de l’information et de la communication, Paris
Beaudouin, Valérie, Télécom ParisTech, sociologie, Paris
Bernard, Sophie, Maîtresse de Conférences en Sociologie PSL Research University Université Paris Dauphine IRISSO (UMR CNRS 7170)
Bloch, Béatrice, MCF HDR Université Bordeaux Montaigne
Bonis, Oristelle, responsable des Editions iXe
Bouyssou, Lénaic
Bugnon, Fanny, Maîtresse de conférences en Histoire / Etudes sur le genre, Université Rennes 2
Cervulle, Maxime, MCF Sciences de l’information et de la communication, Université Paris 8, Saint-Denis
Charpenel, Marion, CNRS
Chedaleux, Delphine, UNIL, Lausanne
Chevalier, Yannick, Maître de conférences, Master genre, littératures, cultures, Université de Lyon 2
Clair, Isabelle, CNRS, sociologie, Paris.
Dagiral, Eric, Université Paris Descartes, sociologie, Paris
Debauche Alice, SAGE (UMR 7363-Université de Strasbourg/CNRS), sociologie, Strasbourg
Delphy, Christine, Directrice de recherche émérite CNRS/Triangle, directrice de la revue Nouvelles questions féministes
Descoutures, Virginie, sociologue, Université Picardie Jules Verne, Amiens
Desmarais, Maya, enseignante, Université d’Angers
Direnberger, Lucia , sociologue, IHEID, Genève
Duret-Pujol, Marie, MCF d’études théâtrales, Université Bordeaux Montaigne
Espineira, Karine, Université Paris 8
Falquet, Jules CEDREF-LCSP MCF HDR en sociologie Université Paris Diderot
Favre, Cécile, MCF, Co-responsable de la Mention Etudes sur le genre, coordinatrice pédagogique européenne du réseau de Master EGALES, Université Lumière Lyon 2
Firmin-Brihier, Jennifer, étudiante Master 2, Paris 8
Foli, Olivia, Sorbonne Université, sociologie et SIC, Paris
Fournier, Tristan, Cr CNRS, IRIS Paris
Gaglio, Gérald, Université de Technologie de Troyes, sociologie, Troyes
Gardair, Bénédicte, Professeure collège Alienor d’Aquitaine, Bordeaux
Guilbaud, Fabrice, Maître de conférences, 2e Vice-Président du CNU 19, Vice-Président de la CP-CNU
Hagège, Meoin, sociologue, INED
Hamel, Christelle, co-responsable de l’unité "Genre, démographie et sociétés"
Handman, Marie-Elisabeth, EHESS, Anthropologie Paris
Heinen, Jacqueline, Professeure émérite, UVSQ
Johsua, Florence, Maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre. Chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP, UMR 7220)
Kergoat, Danièle, Directrice de recherche honoraire, CNRS
Kian, Azadeh, professeure de sociologie, co-responsable du Master Genre et changement social et politique, université Paris Diderot
Lapeyre, Nathalie, Maitresse de conférence, Sociologie, Université Toulouse Jean-Jaurès, CERTOP
Le Gras, Gwénaëlle, MCF études cinématographiques, Co-responsable du Master Genre parcours recherche : Genre, Médiations, Cultures, Langues, EA CLARE, Université Bordeaux Montaigne
Le Renard, Amélie, CNRS (CMH-PRO), sociologie, Paris
Lépinard, Eleonore, professeure de sciences sociales, université de Lausanne
Lieber Marylène, Université de Genève, Sociologie, Genève
Marquié, Hélène, Maîtresse de conférences HDR Études de genre / arts, Département d’Études de genre, Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis, Laboratoire d’études de genre et sexualité LEGS, UMR 8238
Mengotti, Marie, INED, Paris
Mercklé, Pierre, ENS, sociologie Lyon
Monchatre, Sylvie, Sociologue, Université de Strasbourg SAGE (UMR 7363)
Mullaly, Jason, PRAG - Anglais, UFR langues et civilisations Département des études des mondes anglophones, Université Bordeaux Montaigne
Mullaly, Laurence Maîtresse de Conférences Cinémas et cultures d’Amérique Latine et d’Espagne, Université Bordeaux Montaigne
Nicaise, Sarah, docteure en sociologie
Nouguez, Etienne, CNRS, sociologie, Paris
Ollier, Nicole, Professeure des Universités, anglais - études de genre, EA CLIMAS, Université Bordeaux Montaigne
Pagis, Julie, CNRS, sociologie, Lille
Paoletti, Marion, MCF HDR sciences politiques, Université de Bordeaux
Parasie, Sylvain, Université Paris Est/Marne-la-Vallée, Sociologie, Paris
Picaud, Myrtille, docteure EHESS, sociologie, Paris
Piganiol, Marie, doctorante en sociologie au Centre de sociologie des organisations (CSO), Sciences Po
Quennehen, Marine, EHESS, sociologie, Paris
Quero, Fabrice, Professeur des Universités, Université Paul Valéry-Montpellier 3
Rault, Wilfried, Ined, Paris, responsable de l’unité de recherche "démographie, genre et sociétés"
Rennes, Juliette, EHESS
Rostaing, Corinne, Responsable de la mention Etudes sur le genre
Roth, Camille, Sciences Po, sociologie, Paris
Rozenblatt, Patrick, co-directeur du Master "Inégalités & Discriminations"
Saint-Martin, Arnaud, CNRS, sociologie, Guyancourt
Sebti, Sabrina, enseignante anglais, Université d’Angers
Séhili, Djaouida, co-directrice du Master "Inégalités & Discriminations"
Sellier, Geneviève, Professeure émérite en études cinématographiques, Université Bordeaux Montaigne
Sénotier, Danielle, CNRS
Smyrnaios, Nikos, Maître de conférences, Sciences de l’information et de la communication, Université Toulouse 3
Tain, Laurence, Professeure émérite de sociologie, Université Lumière Lyon 2
Trachman, Mathieu, Ined, IRIS / Ehess
Varikas, Eleni, Professeure émérite de Science Politique, Université Vincennes/Paris VIII-CRESPPA/CNRS

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