6 février : Commemor’action en hommage aux disparu.e.s en mer, pour en finir avec les frontières

Le 6 février 2014, une quinzaine de personnes ont perdu la vie, tuées par la Guardia Civil, en traversant la frontière marocaine pour rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta. Malgré des années de procédures et de lutte acharnée de la part des familles pour faire reconnaître le crime, aucune justice n’a été rendue et les policiers incriminés ont été relaxés.

Depuis 2019, le 6 février est devenu une date de Commemor’action pour l’ensemble des disparu.e.s en mer et sur terre, mort.e.s à cause du régime des frontières. Le premier rassemblement a eu lieu il y a 3 ans à Oujda et il aura lieu cette année dans de nombreuses villes du sud et du nord de la Méditerranée afin de transformer la douleur et la peine en action collective.

À Toulouse, nous vous proposons de nous retrouver à 17h le dimanche 6 février, place Arnaud Bernard. Ce sera l’occasion de rendre hommage aux milliers de personnes décédées sur les routes de la migration et de rappeler que les seuls responsables sont les gouvernements qui par la militarisation des frontières extérieures et intérieures rendent les traversées de plus en plus dangereuses.

Liberté de circulation et d’installation pour tous et toutes ! Ouvrez les frontières !

Journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières et pour exiger la vérité, la justice et la réparation pour les victimes de la migration et leurs familles.

Nous sommes parents, amis et amies de personnes décédées, portées disparues et/ou victimes de disparitions forcées le long des frontières terrestres ou maritimes, en Europe, en Afrique, en Amérique.

Nous sommes des personnes qui ont survécu à la tentative de traverser les frontières à la recherche d’un avenir meilleur.
Nous sommes des citoyen.e.s solidaires qui aident les immigré.e.s durant leur voyage en fournissant une aide médicale, de la nourriture, des vêtements et un soutien lorsqu’ils se trouvent dans des situations dangereuses pour que leur voyage ait une bonne fin.
Nous sommes des activistes qui ont recueilli les voix de ces immigrés et de ces immigrées avant leur disparition, qui s’efforcent d’identifier les corps anonymes dans les zones frontalières et qui leur donnent une sépulture digne.
Nous sommes une grande famille qui n’a ni frontières ni nationalité, une grande famille qui lutte contre les régimes de mort imposés à toutes les frontières du monde et qui se bat pour affirmer le droit de migrer, la liberté de circulation et la justice globale pour tous et toutes.

Année après année, nous assistons aux massacres en cours aux frontières et dans les lieux de détention conçus pour décourager les départs des personnes migrantes. Nous ne pouvons pas oublier ces victimes ! Nous ne voulons pas rester silencieux face à ce qui se passe !
C’est pourquoi nous avons décidé d’unir nos forces, dans le respect des diversités individuelles, pour dénoncer la violence mortelle des régimes frontaliers du monde et pour commémorer les personnes décédées, dispersées et/ou victimes de disparitions forcées en mer Méditerranée, au Sahara, le long de la route balkanique, à la Frontière Sud mexicaine, dans le désert d’Arizona et partout dans le monde.

Nous accusons les responsables de ce génocide en cours : les gouvernements qui, en militarisant le contrôle des frontières intérieures et extérieures, rendent de plus en plus dangereuses les routes migratoires.

Le 6 février 2014, la police espagnole des frontières a massacré au moins 15 personnes qui tentaient de traverser la frontière vers l’enclave espagnole de Ceuta. Après des années de contentieux juridique, les tribunaux espagnols ont acquitté les agents de la Guardia Civil en affirmant qu’aucun crime n’avait été commis.

Aucune justice n’a encore été rendue aux victimes et à leurs familles !

Le 6 février 2019, des groupes de familles de migrants décédés, disparus et/ou victimes de disparitions forcées se sont rencontrés à Oujda pour la première journée de CommémorAction des victimes de l’immigration et de dénonciation de la violence aux frontières.

Le massacre de Tarajal est le symbole de ce qui se passe chaque jour depuis plus de 20 ans : victimes sans justice, tombes sans nom, frontières sans droits, c’est pourquoi nous avons décidé à Oujda de continuer le parcours des commémorations, chaque année le 6 février, pour transformer la douleur en action collective.

Migrer pour vivre, pas pour mourir ! Ce sont des personnes qui ne sont pas des chiffres ! Liberté de mouvement pour tous et toutes !

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