A mort les banquiers !

Retour d’une belle nuit. (31/05 au 01/06)

Le cri enfle violemment et prend de l’ampleur. Dans la pénombre, une lueur.
S’impose petit à petit la rumeur d’un feu de rage qui gronde. Il semble sans fin.
Ces langues incandescentes engloutissent la carcasse sans lui laisser l’ombre d’une chance. Se dessine petit à petit une figure brûlante à son tour. Six lettres se devinent encore M-A-C-R-O-N.
Les cigales ont arrêté de chanter, remplacées par le chuintement de la gomme fondant sur le bitume. L’avertissement des impertinents résonne.
Et pendant que Sandrine Morch dort toujours, le feu couve encore.
A force de courir on dépasse ceux qui restent en marche.
Ils font du neuf avec du vieux.
On fait du neuf avec du feu.
Macron gros cacaboudin, en plus c’est trop nul ta campagne d’abord ! Nananananère !

Macron, tu viens de passer, tu vas vite déchanter.

Les journalistes t’acclament, ton consensus dégueulasse a payé, toi qui a su réconcilier la droite et la gauche institutionnelles pour mieux soumettre la politique aux miasmes du libéralisme. Au final, tu incarnes parfaitement ce que l’idéologie dominante nous vend : de la croissance, de l’emploi, de la sécurité, saupoudrés des paillettes de la parité et du développement durable. Nous, on crache sur cette politique à deux balles. On a vu ce que ce système donne, et ce vers quoi il nous mène.

Tranquillise-toi, ce ne sont pas que toi et ton sourire de requin que l’on vise, c’est l’ordre que tu représentes de manière quasi-parfaite et que tu perpétues.
Tu la joues fine, tu évites les scandales constitutifs du gouvernement, mais ce coup-ci, y aura pas besoin d’un 49.3 pour qu’on prenne la rue. Parce qu’en fait, on y est déjà. Dans la rue, dans la nuit, dans le jour ; on est encore là. On y était pendant la loi travail, toujours plus nombreux, toujours plus déter’ pour changer radicalement le cours des choses et créer nos propres modalités, d’actions, de rencontres, de vies. On y était encore pendant toute cette campagne, à conspuer Le Pen aussi bien que les ordures de la poubelle électorale dans laquelle elle batifole. On s’est trouvés, on continue de se renforcer, et on va plus se lâcher.
Hier soir, on a trashé les symboles putrides que tu nourris. Ce n’était ni la première pierre lancée, ni la dernière. Ton mandat se place sous le signe astrologique du feu, et de la barricade.

On sera toujours là, contre l’État, sa Police, qui tuait avant-hier encore à Toulouse un homme dans une course-poursuite. Contre le libéralisme et l’ordre régnant.

Mort aux banquiers.



















P.-S.

(La même nuit, une agence de coworking a été trashée au nom de "nik toutes les économies". Des photos à venir dans la semaine, on espère...)

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  • 8 juin

    Le terme bankster émane de l’extrême droite des années 30, terme entre autre ré-utilisé par l’antisémite Céline dans certains de ses bouquins et qui à été employé entre autre par les rexistes belge, collaborateur du régime nazi.

    Actuellement, ce terme est utilisé par la galaxie soralienne, chouardienne, dieudonnistes, conspi confu et majoritairement antisémite. IAATA étant un site qui, il me semble, est antifasciste, il me semblerait bien de pouvoir ou bien mettre une note explicative à propos de ce terme en explicitant se désolidariser de l’utilisation d’un tel terme voir carrément supprimer les photos ou on voit apparaitre ce terme en expliquant le pourquoi du comment.

  • 7 juin

    Pff... C’est pas sérieux. Déjà que les actions symboliques anti libéral qui frise à la monomanie antibanquière valent guère mieux que les "mon ennemie c’est la finance", mais si en plus de ça c’est pour employer des mots crées par l’extrême droite c’est vraiment pas la peine. Je parle donc du mot bankster qui est un truc qui émane directement du mouvement rexiste de Degrelle. Vivement qu’on nous parle de la finance enjuivé sur les tags de banque...

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