NON au concert de Bertrand Cantat au Bikini !

Appel à rassemblement le 22 mai à partir de 18h au Bikini
-en mixité choisie sans mec cis-hétéro-
Les 22 et 23 mai 2018, Bertrand Cantat sera en concert au Bikini à Toulouse. Il nous est impensable de ne pas réagir face à ce choix de programmation. De plus, l’histoire de ce chanteur nous semble emblématique et donc une bonne occasion de revenir sur la notion de justice, et sur la manière dont notre société se comporte face aux violences faites aux femmes.

Pour ceux et celles qui pensent que le meurtre de Marie Trintignant n’était qu’un accident, une erreur de parcours

Revenons sur les faits, dans la nuit du 26 au 27 juillet 2003, Bertrand Cantat assène 19 coups violents à sa compagne Marie Trintignant. Malgré l’hémorragie et le coma qui s’ensuivent, il la laisse sans secours pendant plusieurs heures. Elle décède le 1er août à l’hôpital.

Il ne s’agit pas là d’un « pétage de plombs », d’un événement isolé. Au contraire, cet acte s’inscrit dans les mécanismes de la violence conjugale, aujourd’hui bien connus.

L’idée du « pétage de plombs » dans les cas de crime conjugaux (ou « féminicides » [1]) est d’ailleurs largement relayée dans les médias qui décrivent ces « fait divers » [2] comme des « crimes passionnels », n’explicitant que très rarement le contexte de violence conjugale dans lesquels ils s’inscrivent [3].

Cela commence par une emprise psychologique [4] (contrôle, isolement, destruction de la confiance en soi de la victime) et peut aller jusqu’aux coups, parfois mortels. Ces mécanismes permettent aux auteurs d’obtenir le contrôle sur leur partenaire et quand ils ont le sentiment que ce contrôle leur échappe, ils intensifient les violences.

Ces mécanismes ne se construisent pas « à deux », vision des choses où les membres du couple seraient à égalité responsables. D’ailleurs, les violences apparaissent souvent dans plusieurs relations de leur auteur.

Nous savons aujourd’hui que Bertrand Cantat a un long passé de violence envers ses compagnes et les femmes de son entourage. Au delà du meurtre de Marie Trintignant, il s’agit bien d’un schéma qui se répète. Peu à peu des informations sortent malgré l’omerta qui règne autour du chanteur.

Tout d’abord le message poignant laissé par Krisztina Rady (femme du chanteur avec qui il se réinstalle lors de sa liberté conditionnelle en 2007) sur le répondeur de ses parents, qui dénonce les violences qu’elle subit et ce, 6 mois avant de se suicider [5] met en lumière les fonctionnements violents du chanteur qu’elle fait remonter jusqu’aux années 80.

Ainsi que la main courante pour harcèlement déposée récemment par une autre femme [6].

Pour ceux et celles qui pensent qu’il a purgé sa peine...

Condamné à 8 ans de prison (il est relâché au bout de 3 ans et demi), Bertrand Cantat a en effet, « purgé sa peine » aux yeux de la justice. Il nous semble néanmoins nécessaire de revenir sur le système judiciaire qui a prononcé cette peine.

Le travail de nombreuses militantes féministes a permis une évolution du traitement judiciaire des violences faites aux femmes. Mais vus les faibles pourcentages de dépôts de plainte, de condamnations et les peines, souvent minimes en comparaison à d’autres crimes ou délits [7], sans parler des récidives, nous avons du mal à y voir une réponse adaptée et suffisante.

De plus, notre système judiciaire n’existe pas en dehors des inégalités de classe, race et sexe qui structurent la société, au contraire il les reproduit.

Comment oublier en effet, le traitement de Jacqueline Sauvage, qui pour avoir tué son conjoint violent, a écopé de 10 ans de prison en première instance puis en appel ?

Comment prétendre aujourd’hui ne pas connaître le sort réservé aux personnes qui viennent porter plainte pour violences sexuelles ou conjugales ? [8]

De plus, on le sait, les prisons sont surtout remplies de personnes des classes les plus pauvres (et aussi souvent cibles de racisme) pour des crimes et délits en lien avec leur situation économique et le peu d’opportunités qui leur sont offertes par cette société.

Et contrairement à Bertrand Cantat, tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir un avocat de renom qui mettra l’affaire dans ses priorités et ainsi d’écoper d’une peine très faible, puis à être transféré au bout de 6 mois en France et bénéficier des remises de peine.

Nous ne voulons pas dire qu’il aurait dû faire plus de prison, nous souhaitons juste souligner « l’injustice de la justice ». Pour nous, la prison n’est pas une solution adaptée. C’est une punition décidée par l’État qui n’offre pas de vraies réparations aux victimes, ne responsabilise pas les auteurs de violences et ne change rien à leur comportement.

Bien sûr, elle permet aux rares femmes qui arrivent au bout de ce parcours de la combattante de pouvoir reconstruire leur vie en sécurité pendant un temps, mais quand le condamné sort de prison, ni elles, ni les futures compagnes de celui-ci ne sont à l’abri.

Le cas de Bertrand Cantat démontre cela parfaitement.

Pour toutes ces raisons, nous voyons bien qu’aujourd’hui nous ne pouvons pas attendre de l’État une prise en charge juste et efficace.

… Et peut donc reprendre le cours normal de son existence

La prison voudrait donc dire l’absolution ? Oubli et pardon, on fait comme si rien n’était arrivé ?

Et que se passe-t-il pour ceux qui s’en sortent parce qu’il y a prescription, parce que la procédure ne va pas au bout, ou pour toutes les autres raisons qui font que les auteurs de violence ne sont souvent pas condamnés [9] ?

Et que penser de ce père de famille condamné à 18 mois de prison avec sursis pour les viols qu’il a commis sur sa fille de ses 9 ans à ses 15 ans [10] ? Bah c’est bon la justice à tranché ! Peut-être il joue bien de la guitare et on pourrait l’inviter à se produire à la fête du quartier ? Ou à la fête de l’école tiens ! En duo avec Bertrand Cantat peut-être ? Sans doute pas...

On voit l’hypocrisie de ce pseudo-discours sur la réinsertion. Mais ses fans ne se cacheraient-iels pas derrière pour pouvoir continuer à l’aduler sans mauvaise conscience ? Étonnamment ce vrai problème est soulevé dans le cas du chanteur, mais beaucoup moins pour toutes les personnes qui sont incarcérées pour des faits bien moins graves et souvent liés aux injustices économico-sociales comme nous l’avons vu. Pourtant ces personnes-là, elles, vivent vraiment la stigmatisation qui est le corollaire de leur peine de prison et ont du mal à décrocher les boulots même les moins valorisés… Il semblerait que la prison salisse certain-e-s et en blanchisse d’autres...

Peut-être qu’on ne s’intéresse à cette question que quand « reprendre une une vie normale » consiste à être sous les feux des projecteurs avec l’argent et les fans qui vont avec ?

Mais alors, qu’est ce qu’on voudrait qu’il fasse ?

Ce que nous attendons de quelqu’un comme Bertrand Cantat est avant tout qu’il agisse avec responsabilité et décence, ce qui veut dire, par exemple, mettre la réparation et le bien-être des autres avant le sien et penser aux victimes (si elles sont encore vivantes), à leurs proches et à toutes les femmes qui ont subi des violences.

C’est pour cela que nous trouvons inacceptable que Bertrand Cantat ait repris une vie publique, qu’il sorte un album, qui plus est intitulé Amor Fati (« l’amour du destin » ou « accepter son destin »), monte sur scène pour se faire acclamer, apparaisse en couverture des Inrocks.

Au cours de l’interview complaisante publiée par le magazine, il explique comment ce qui lui est arrivé était dur et qu’il devait prendre des médicaments pour s’en remettre, qu’il avait même pensé au suicide, etc. [11]. Les larmes nous montent… Mais non, il ne s’agit pas de quelque chose « qui lui est arrivé », il en est responsable, il a agit et tué. Mais cette victimisation indécente d’un agresseur ne nous étonne pas, c’est un phénomène très courant dans ce genre de cas.

On ne lui demande pas d’aller habiter sur une île déserte (même si on en a très très envie), mais oui qu’il se mette en retrait. C’est un artiste de talent, très bien. Libre à lui de composer pour d’autres et de faire de la musique avec ses ami-e-s. Accorder plus de temps à des soins psychologiques pourraient aussi être une bonne idée, mais pour qu’ils soient générateur de changement, encore faut-il être conscient de ses problèmes et en prendre l’entière responsabilité.

2 poids 2 mesures : qui a le droit à la notoriété et au pardon ?

Des événements médiatiques récents nous montrent les inégalités de traitement quant à qui peut garder une place publique ou pas.

Le 9 février dernier, Orelsan est consacré par trois « victoires de la musique ». Comment oublier ses paroles et leur violence sexiste exacerbée, comme dans sa chanson au titre poétique Sale pute dont nous ne citerons ici que le très à propos « J’te collerai contre un radiateur en te chantant Tostaky » [12] ou encore celles de Saint Valentin « Mais ferme ta gueule ou tu vas te faire Marie-trintigner ». On voit au passage comment les références aux actes de Bertrand Cantat sont utilisées pour participer au climat de terrorisation des femmes.

Mais voilà, pas de problème pour le rappeur blanc, sa condamnation -sur plainte d’associations féministes- pour « provocation à la violence envers les femmes » a été cassée par la cour d’appel au nom de la « liberté d’expression », et on pourrait parier qu’elle n’aurait pas changé grand-chose de toutes façons parce qu’après avoir payé ses 1000 euros d’amende, il aurait lui aussi réglé sa dette… Et puis c’était y’a longtemps !

Mais la liberté d’expression, ce n’est pas pour tout le monde, et le bénéfice du temps qui passe non plus.

Le 3 février dernier, oh miracle !, une jeune femme voilée, Mennel, fait son entrée sur le plateau de l’émission de télé crochet de TF1 The Voice. On y a presque cru, enfin une personne faisant partie de ce qui est sans doute la population la plus discriminée et stigmatisée en France (aux croisées du sexisme et de l’islamophobie) a accès aux feux des projecteurs ! Mais notre joie fut de courte durée. Très vite, de vieux twitters de la candidate sont déterrés par la fachosphère, on ne sait pas comment, et comme toujours, sont relayés par les médias dominants.

Montés en épingle, ces messages sont lus comme des « apologies du terrorisme ». Là, pas besoin de jugement : malgré ses excuses, après une polémique d’un niveau pathétique remplie d’amalgames et d’islamophobie écœurante, Mennel se retire de l’émission.

Pendant ce temps, malgré la libération de la parole des femmes grâce à #Me too et #Balance ton porc, des hommes politiques accusés de violences sexistes diverses restent bien en place.

Encore quelques arguments à démonter

Depuis que nous, et d’autres, avons commencé à interpeller sur l’indécence de la présence de Bertrand Cantat sur scène, nous avons pu voir les opinions changer, les discours évoluer, dépasser les premiers arguments qui nous étaient opposés, répétés en boucle par certain.e.s et relayés par les média.

Nous revenions sur plusieurs d’entre eux dans notre texte d’appel au rassemblement, et nous souhaitons ici parler de deux autres, utilisés par Cantat lui-même, certain.e.s de ses fans et des journalistes.

Séparer « l’artiste » de « l’homme » ?

Comment extrait-on l’ « artiste » de l’ « homme » ? Pour nous c’est assez mystérieux. Cette ablation requiert-elle une intervention chirurgicale ?

Et après comment ça se passe ? L’identité « artiste » a-t-elle son propre compte en banque ? Du coup aller voir « Bertrand Cantat l’artiste », n’aurait aucune conséquence sur les finances de « Bertrand Cantat l’homme », sur le pouvoir qu’il tire de sa notoriété ?

Les mains de l’artiste qui signent des autographes, jouent de la guitare, tiennent le micro, ne sont-elles pas les même que celles qui ont frappé Marie Trintignant (et combien d’autres ?) ?

Ça demande quand même une belle gymnastique mentale pour pouvoir envisager les choses comme ça, et clairement, la souplesse nous manque.

Cela ressemble plutôt à des excuses pour pouvoir continuer à s’accrocher à une image d’Épinal qui cache un culte de la personnalité mal digéré et une nostalgie pour des fantasmes adolescents qui ne résistent pas à l’épreuve de la réalité.

Et oui cet artiste est un salaud et quand l’artiste monte sur scène et qu’il est applaudi, c’est bien un salaud qui est acclamé et cautionné.

« Liberté d’expression » et « censure » ?

Il nous semble important de revenir sur le sens exact de ces termes et ainsi de montrer comme leur utilisation est galvaudée.

La liberté d’expression, est définie dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’ « Homme » :

“Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.”

C’est clairement dit, cette liberté concerne le droit d’exprimer des opinions. Ce qui est problématique avec Cantat ce ne sont pas ses opinions, ni le fait qu’il les exprime. Nous ne cherchons pas à faire taire une voix dans un « débat d’idées ».

La censure est également un concept lié à l’expression d’opinions. C’est un procédé qui vient d’en haut, de personnes ou d’organismes de pouvoir, souvent pour effacer les opinions qui mettent en danger l’ordre établi.

Un avocat célèbre va même jusqu’à parler de « maccarthysme » au sujet de Cantat.

Pendant cette époque sombre de l’histoire états-unienne c’était bien l’État qui convoquait des personnes dont le seul crime était d’être communiste, ou simplement soupçonnées de l’être, puis les renvoyait de leur emploi, les mettait sur liste noire, rendant leur vie professionnelle (voire leur vie tout court) impossible, les poussant à l’exil, voire les emprisonnait.

L’État qui utilise sa force de répression, contre la liberté d’expression et d’opinion, de la persécution politique, oui c’était bien ça le « maccarthysme ».

Ça ne ressemble en rien à ce qui arrive à Bertrand Cantat en ce moment.

Dans son cas, nos voix qui s’élèvent sont des voix de la société civile, les voix d’un contre-pouvoir. Des voix qui expriment un ras-le-bol et portent un combat basé sur l’éthique, la dignité, et le désir de mettre fin aux injustices sociales dont les violences faites aux femmes font partie.

Ce sont les voix des femmes qui disent non à la banalisation de ces violences que nombre d’entre nous et de nos proches subissent ou ont subi, et de leurs alliés.

Des voix que notre société, sourde à la souffrance, toute occupée à flatter son image, peine à entendre. Et s’évertue à faire taire. Dans les conversations, dans les médias, dans les commissariats, les tribunaux, les ministères, les conférences et les colloques, dans toutes les couches sociales, au boulot, à la maison, au café, dans la rue... chut... Des voix qui souvent n’osent pas, qui chuchotent, qui insinuent, à demi mot. Des mots qui restent dans la gorge, coincés par la honte, la peur, l’incompréhension et l’indifférence ambiantes. Mais des voix fortes dans la sororité, intarissables et qui n’en finissent pas de se libérer.

Qui s’étonne qu’on crie, qu’on hurle ?!

Et maintenant ?

La nouvelle tentative de retour au devant de la scène de Bertrand Cantat est un échec. Nous n’avons nul doute que cette tournée restera sa dernière. Il est en train de tomber de son piédestal, accélérons sa chute.

Comme nous le chantions à Cantat devant la salle de son concert :

« Partout où t’iras, des féministes s’ront là.

Et elles diront NON au PATRIARCantAT ! »

Çà a l’air bien parti.

Nous espérons que par ce mouvement de contestation, le mouvement de lutte contre les violences faites aux femmes et le féminisme en général vont continuer à se renforcer car après Bertrand Cantat la lutte ne sera pas terminée.

Tant que ce système patriarcal sera là et permettra, cautionnera et même encouragera les violences contre les femmes, les lesbiennes et les trans, nous serons là, toujours plus nombreuses et plus déterminées.

Pour que la peur change de camp !

Notre colère ne tue pas, elle libère.

Et les fans dans tout ça ?

Et oui, Bertrand Cantat a beaucoup de fans. Voix rock et engagée de toute une génération (dont nous !), avec Noir Désir, il chantait tout haut ce qu’on rêvait d’entendre et casser ainsi la pensée unique présente dans la plupart des médias. Le beau gosse de la gauche de la gauche est devenu un porte-parole, un symbole.

Et oui, ça aurait été tellement plus facile si c’était un vieux type moche de droite, les organisations de gauche auraient alors sans doute eu moins de mal à condamner son retour sur scène...

Vouloir oublier ses actes et le maintenir sur son piédestal, aller l’acclamer sur scène, acheter ses disques, nourrir sa notoriété, ne font que renforcer sa position d’intouchable. L’omerta autour de lui reste encore à détruire, et plus il aura du pouvoir, plus ce sera difficile pour ses victimes et les témoins de parler.

Personne ne veut être le/la méchant.e qui ternit l’image de l’idole rebelle et devra en payer le prix : décrédibilisation, attaques personnelles, procès (Cantat semble assez friand des procès pour diffamation envers celleux qui l’attaquent ; heureusement, il en perd).

Si vous avez vos billets, déchirez- les et rejoignez-nous !

Soyons nombreux-ses le 22 mai devant le Bikini pour manifester notre ras le bol et notre colère face aux violences faites aux femmes et leur banalisation !

Pour signer la pétition :

Des féministes en colère

Notes

[2Quand on sait qu’une femme meurt sous les coup de son (ex)conjoint tous les 2,5 jours, est-ce vraiment du « fait divers » ? Ces crimes ne seraient-ils pas plutôt des « faits sociaux » partie intégrante de la société patriarcale ?

[3Voir https//lesmotstuent.tumblr.com de Sophie Gourion et http://www.liberation.fr/apps/2017/06/220-femmes-tuees-conjoints-ignorees-societe/

[4Lio dans Tout le monde en parle hhtps ://www.youtube.com/watch?v=2fWVQVsI-F4 14’32

[5Marie Trintignant, L’amour à mort (titre malheureux) de Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard (Archipel, 2013)

Pour entendre le message de Krisztina Rady.

Le travail d’Anne-Sophie Jahn[[Bernard Cantat, enquête sur une Omerta, le point 29 novembre 2017 et son livre Les septs péchés capitaux du rock. Sexe, violence, argent, Flammarion 2018

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