Appel à s’organiser massivement en soutien aux immigré-e-s

Nous invitons tous les collectifs, organisations politiques et syndicales et individus à venir se mobiliser dès à présent afin de créer un mouvement local et national d’ampleur à même de renverser le rapport de force et obtenir pour toutes et tous la liberté d’installation et de circulation !

RÉGULARISATION DE TOUS·TES LES SANS-PAPIERS LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS·TES LES IMMIGRÉ·ES !!! Nous ne serons pas complices des politiques migratoires qui tuent !!

Aujourd’hui la mer Méditerranée est une des plus grandes fosses communes de la planète : plus de 4000 morts noyés par an : hommes, femmes, enfants. Et ce, depuis au moins une dizaine d’années ! Vivant des situations désespérées, ces milliers de personnes fuient la misère sociale et économique, les persécutions et les guerres, au péril de leur vie. Parce que la guerre est économique, la croissance et développement des pays riches se fait encore et toujours sur le dos des pays dominés de la planète. Ce sont des intérêts politiques qui décident de l’ouverture ou de la fermeture des frontières. Le désir et le besoin de conditions matérielles décentes de vie est une quête respectable, digne et que nous soutenons.

Non assistance à personnes en danger !

Pour ceux et celles qui survivent à l’exil, leurs conditions matérielles se dégradent de jour en jour et la désillusion est totale une fois arrivé·es en France. Répression, racisme, galères administratives, la rue ou carrément l’enfermement, on ne compte plus les obstacles que les immigré·es, avec ou sans papiers, doivent affronter pour circuler, s’installer ou juste survivre.
Les tribunaux, véritables machines à broyer les individus, sont un affligeant théâtre de l’arbitraire qui octroie très peu l’asile aux réfugié·es. Un défaut de papier n’est pas un crime ! Le sigle OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) signifie l’enfermement, voire l’expulsion et au bout, la mort en cas de retour ou la clandestinité et ses affres. Les nouvelles directives du gouvernement ne feront qu’empirer les choses : les CAO (Centre d’accueil et d’orientation, construits après la destruction de la jungle de Calais) qui deviennent CAES (Centre d’accueil et d’examen de situation) serviront de centres de tri en vue d’expulsions plus rapides.

Les migrations sont une chance !

À travers la France et l’Europe, les actions de solidarité sont nombreuses et quotidiennes. Contrairement aux États, les populations, elles, sont solidaires. Ouvrir sa porte à l’autre, à l’étranger·ère c’est enrichir sa culture, sa vision du monde tel qu’il est et faire grandir notre humanité. L’Europe peut et doit accueillir ces exilé·es.

La lutte collective comme réponse au cynisme gouvernemental.

Au delà de la solidarité matérielle et de l’aide dans les démarches administratives et juridiques, nous, personnes en soutien aux immigré·es, souhaitons appuyer politiquement cette lutte. Cependant, chaque collectif et individus luttent « dans leur coin ». Alors que le gouvernement intensifie les violences envers les immigré·e·s, nous souhaitons redonner à cette lutte une consonance politique et l’envisager de manière unitaire et globale pour organiser de nouvelles conditions d’accueil et de solidarité.

A Toulouse les luttes sont nombreuses

Les actions collectives et de solidarité sont nombreuses à Toulouse. L’an dernier, les expulsés de Calais ont mené une lutte contre l’application de la procédure Dublin qui a fait plié la préfecture ; avec le soutien de différents collectifs, ils ont également obtenu pour une partie d’entre eux l’accès à des cours à l’université. Les mineurs isolés qui s’organisent dans Autonomie bataillent depuis plus d’un an contre la politique raciste du conseil départemental. Les mobilisations de solidarité ont également permis l’accès à un toit pour de nombreux immigré·es en ce début d’année. La liste pourrait être très longue mais elle montre bien que nos actions collectives peuvent payer.

Nous invitons donc tous les collectifs, organisations politiques et syndicales et individus à venir se mobiliser dès à présent afin de créer un mouvement local et national d’ampleur à même de renverser le rapport de force et obtenir pour toutes et tous la liberté d’installation et de circulation !

Retrouvons nous le 8 février à 18h au CASC Pour construire ensemble les revendications et les moyens d’action de notre mouvement
Solidarité migrant-e-s 31

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