Comment meurt-on d’une fracture du crâne dans un commissariat

À cette heure, il est encore difficile de raconter avec précision ce qui a pu se passer ce premier dimanche d’août entre la rue Bayard et les geôles du commissariat central de Toulouse. Toutes les informations dont on dispose proviennent d’une seule et même source : la police nationale. La même qui a « retrouvé » dans la nuit de dimanche à lundi un homme mort dans un cachot de son comico, un homme de soixante ans dont l’autopsie réalisée le lendemain après-midi dira qu’il est décédé d’une fracture du crâne…

Dans les médias, les assassins en uniforme racontent préventivement une histoire à dormir debout : cet homme, originaire de Saint-Jean, aurait été interpellé par la police municipale saoul dimanche après-midi rue Bayard après qu’un citoyen vigilant ait appelé le 17. Il aurait été embarqué, « même pas menotté », direction le commissariat de l’Embouchure avant d’être placé en cellule de dégrisement. Une fois au poste, l’homme voit un médecin qui ne remarque rien de particulier. Puis, dans la nuit, aux alentours de 2h30, « les policiers de permanence ont découvert l’homme décédé alors qu’ils étaient venus le réveiller pour voir s’il avait dessaoulé ». Lundi après-midi, une autopsie est réalisée et montre « une importante hémorragie intracrânienne provoquée par une fracture du crâne », mais le médecin légiste et le procureur qui s’étaient déplacés sur place au milieu de la nuit s’empressent de rajouter qu’ils n’ont constaté « aucune trace de violence ».

Alors, comment meurt-on d’une fracture du crâne dans un commissariat ? La réponse, si évidente, est dans la question et les tentatives d’affinage de communication de la part des assassins et de leurs complices n’y changeront rien. L’évidence est là : encore une fois, la police a tué.

Les mois et les années passent mais se ressemblent avec violence : dans la rue, des hommes en arme circulent, arrêtent qui bon leur semble, blessent, torturent et tuent. Ils sont de plus en plus nombreux et leur impunité grandit de jour en jour tout comme l’arsenal répressif mis en place pour mater les insoumis-e-s augmente sans limite.

Il ne s’agit pas de s’en indigner ni d’être surpris-e-s : la police existe bien pour mettre à terre tout ce qui déborde, mais il s’agit de se demander comment réussir à entraver l’abominable tâche de ces nuisances sous képi. Quand ils ne nous tuent pas, les uniformes pourrissent nos vies. La moindre des choses, c’est de leur rendre la pareille.

Nique la police.

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