Compte-rendu de la mobilisation du 17 mars à Toulouse

Retour sur la journée de jeudi ayant réuni entre 6.000 et 10.000 personnes contre la loi travail.

Les lycéenNEs en mouvement

Le lycéenNEs étaient très présentEs jeudi et ont animé le cortège d’une énergie rafraichissante. Le lycée des Arènes (et sa remarquable banderole : "Les Arènes ont la haine") était bloqué. A Berthelot et à Saint-Sernin, les élèves ont tenu un piquet de grève devant leur lycée.

La coordination lycéenne tiendra une AG mercredi 23 à 16h à la Bourse du Travail. Un article portant spécifiquement sur le mouvement lycéen paraîtra ici dans le courant de la semaine.



Plus de photos ici.

Université du Mirail

A 10h30 se tenait une AG étudiante monopolisée par les syndicats. Assez vite, des gens de l’assemblée de lutte qui essayent de se constituer depuis le début de la semaine décident de saborder l’AG pour impulser un départ en manif dans l’idée de débrayer les lycées.

A quelques dizaines, équipées de tracts, d’un tamtam, d’une banderole "A bas la loi, A bas le travail" et de notre énergie, nous pénétrons dans l’enceinte du lycée polyvalent. Guidé-e-s par des lycéen-e-s, on fout le bordel dans quelques bâtiments.

On se dirige toujours en cortège jusqu’au lycée des Arènes déjà mobilisé, escortéEs par quatre voitures de polices et des bakeux en motos. Bien que peu nombreuses, on occupe la route St Simon en gueulant "Bloquons tout le monde ou rien !".

Arrivé-e-s aux Arènes nous fraudons le métro toutEs ensemble sous le regard impuissant des vigiles. Enfin débarrasséEs de la flicaille, nous sortons métro Capitole, pour repartir en manif rue Alsace-lorraine et rejoindre la manif de 13h.

Un récit plus exhaustif est disponible ici.

Les Minimes

Depuis quelques semaines des personnes s’organisent dans le quartier des Minimes contre la loi travail. Diffusion de tract, assemblées générales, participation aux manifestations. Cette fois-ci c’est à partir du marché au cochon qu’un mini cortège d’une trentaine de personne à rejoint la manifestation place Jeanne d’Arc.

Une manif sous pression

La police met la manifestation sous pression. Non contente d’interdire l’accès au centre-ville, réservé encore une fois à la consommation, elle serre de près le cortège, bloquant toutes les rues adjacentes.

EncagouléEs, casquuéEs, arméEs, des petits groupes suivent de très prêts les manifestants, prêts à mutiler, arrêter, neutraliser.

Sans compter les flics en civils à l’écoute dans la manifestation. L’un d’eux a appris à ses dépens qu’un déguisement ne suffit pas à faire oublier sa sale gueule de flic... Il est reparti penaud et bleu de peinture.

Une pancarte "FLIC EN CIVIL" se baladait même au-dessus de la tête de l’un d’entre eux...

La CGT prête main forte à la flicaille

Particulièrement zélé, le service d’ordre de la CGT peut se targuer d’avoir empêché que ce cortège électrique n’exprime sa réelle capacité de nuisance. Un membre du SO agresse un manifestant qu’il juge trop radical. Encadrant la manif à la manière des baqueux, tendus par la présence de lycéenNEs surmotivéEs, ils ont réussi à nous faire faire un tour (gratuit !) du Grand Rond et à revenir sur nos pas. Ou comment transformer une aprèm prometteuse en balade syndicale...

P.-S.

Bien qu’il n’y ait pas eu d’arrestation a priori pendant cette manif, ces quelques conseils de base face à la police demeurent utiles !

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