Contre les violences faites aux travailleur.euses du sexe : cortège tds et allié.e.s

ATTENTION CHANGEMENT !
Il nous semble plus pertinent et moins dangereux (risque de gazage intense) d’appeler a un CORTEGE tds et allié.e.s en lien avec celui de Griselidis et Act-up. (vu qu’il y a l’appel de la grève le 17 décembre)
Pour rejoindre la manif rendez-vous pour un départ groupé à 13h depuis Grisélidis, 1 chemin de lapuyade, métro marengo, pour les bus arrêt Arago à ou a Saint-Cyprien devant le parc des abattoirs à 14h.

et aussi ! Mardi matin on fait des banderoles et des pancartes en non-mixité tds à l’espace87 à l’Obs. 87 rue du 10 avril, métro Jolimont, Si te motiv’ viens !

Lors de la marche de 23 novembre, contre les violences faites au fâme, des abolotes se sont senties assez à l’aise pour venir avec d’énormes pancartes du style « prostitution=viol tarifé », « qui tue le plus de femme ? Le pornoprostitueur » « le porn tue » . toussa par des personnes pas du tout concernées pas la problématique du travail de sexe. Avec aucune réaction des personnes de l’orga, ni pendant ni après la marche. Ces même personnes qui organisent une marche de nuit « radicale » deux jours après en demandant cette fois là « pas de propos putophobes ». C’est sympa les allié.e.s sur papier, mais ça nous sert à rien.

Ça n’enlève en rien la violence de ces propos pour les tds.

Ça n’enlève pas non plus le fait, autrement plus grave, que c’est ce type de discours qui nous tue à petit feu et pas notre travail.

Nous ne savons que trop bien à quel point notre effacement dans les luttes féministes perpétue notre isolement et ces violences. Avec « nous toutes », nous voulons pouvoir dire nous aussi.

La lutte des putes s’intègre pleinement dans les luttes féministes, nous y avons une place nécessaire bien plus que les abolotes, qui ne sont touchées que par une pseudo violence morale, pas une violence institutionnelle, pas une précarité de plus en plus violente pour chacun.e.s d’entre nous. Leurs vies ne sont pas en danger, les nôtres si.

Grace à moudenc par exemple dont les arrêtés municipaux interdisant la présence de travailleurSEs du sexe dans l’espace public se sont multipliés. En effet, à quelques mois des municipales, l’arrêté anti-prostitution à été élargi, le 25 octobre, pour les quartiers de ponts jumeaux, minimes et de la salade.
Des « opérations coup de poing » (selon la dépêche) de descente de police ont lieu, à la suite desquelles 28 de nos collègue se sont faites verbaliser. Comme des délinquantes, qu’elles ne sont pas, le racolage étant autorisé dans la loi française.

Nous tenons aussi à rappeler que le travail du sexe est légal, et que c’est un travail. JUSTE UN TRAVAIL.

Que l’état nous empêche de plus en plus d’exercer, au travers des différentes lois anti proxénétisme, visant les putes elles même. Telle que le loi de réglementation du système prostitutionnel ou encore le projet de loi Avia, qui se propose de tout simplement fermer les sites d’annonces d’escortes pour cause de « proxénétisme ». Plus de trottoir, réel ou virtuel pour les travailleuse.eurs du sexe.

Pour lutter contre la stigmatisation et les discriminations engendrant des violences qui nous touchent directement, il nous semble nécessaire de nous rassembler, entre tds et allié.e.s (pour une fois ne nous déçois pas :) le 17 décembre à 18h place Wilson ( métro Jean-Jaurès) à Toulouse.</del>

Cela fait trop longtemps qu’à Toulouse il ne s’est rien passé lors de cette journée international des violences faites aux travailleuse.eurs du sexe, alors sort ton parapluie rouge et ta rage, il est grand temps de se visibiliser avant de crever dans l’indifférence générale.

Répression, expulsions, viols, agressions, exploitation, injonctions au silence, stigmatisation : les violences auxquelles on fait face sont nombreuses, trop nombreuses !

Solidarité entre toutes les putes, qu’elles soient de rue, racisé.e.s, trans ou cis, mec ou meufs ou encore escortes déclarées

Il y aura des masques à disposition pour des personnes souhaitant être anonymes.

P.-S.

Quelques liens pour en savoir plus :

https://www.ladepeche.fr/2019/11/23/un-millier-de-personnes-defilent-a-toulouse-pour-dire-stop-aux-violences-faites-aux-femmes,8558856.php

Sur Toulouse :
https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-larrete-anti-prostitution-etendu-de-nombreuses-rues-la-ville-rose-voici-lesquelles_28925618.html?fbclid=IwAR2yWD0XkXx1bb27WJ7NOhjmd_HH87pF0z_8vSuesy2GTpnXLmQjpxOClm8

https://www.ladepeche.fr/2019/10/26/descente-de-police-dans-le-milieu-de-la-prostitution-a-toulouse,8505929.php?fbclid=IwAR2ENaPAgr7FGrMaYlGdQXZZbiAlFPWlQF5zy-GjMP02FQuPjuWcvQDTX3M

Sur la loi Avia :
http://ma.lumiere.rouge.blogs.liberation.fr/2019/10/08/la-censure-sur-internet-toujours-plus-loin/?fbclid=IwAR3gw_1wm5XA7Nd63pIbPysKex7F-OkIWet7yG6zuYOpZvuOjTlDnzk5OCg

Une petite liste des violences que les travaileur.ses du sexe subissent dans l’exercice de leur activité :

Pourquoi le 17 ?

Elle est d’abord organisée en 2003, par Annie Sprinkle (une travailleuse du sexe militante contre la stigmatisation des femmes qui exercent ces activités) avec le Sex workers outreach project (un réseau états-unien d’organisations de travailleuses du sexe). L’objectif est alors de transmettre la mémoire des victimes de Gary Ridgway, qui a assassiné plus de 70 femmes, pour la plupart des adolescentes fugueuses ou des travailleuses sexuelles, ciblées en sachant que leur disparition provoquerait peu de réactions. Cette journée est depuis commémorée chaque année pour visibiliser ces violences multiples et quotidiennes que vivent les travailleuses sexuelles et résister aux agressions et aux meurtres causés par des individus isolés comme par des systèmes politique.

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