Pratiques de selfdefense ouvertes aux débutant·es et aux plus expérimenté·es en mixité sans mecs cis hétéros : meufs et mecs trans et cis avec ou sans passing, grandes folles à barbe ou en talons, genderfuckers de tout bord fluides même des cheveux, dykes avec ou sans moto, addicts aux boissons protéinées, obsédé·es des haltères, petits gabarits, armoires à glace, teigneux·ses, flippé·es du sport, angoissé·es d’la life et de la sociabilité
25 euros/personne pour adhésion annuelle au lieu (à payer avant le 10 octobre)
+ prix libre (frais d’assurance, achat et renouvellement du matériel...)
+ achat de protections persos (protège-dent, gants de MMA minimum)
tous les mardis de 17h45 à 20h au grand bungalow du bazacle.
Cette proposition, qui existe depuis 2020, a d’abord émergé des pratiques d’autodéfense féministe. Le contenu pédagogique n’est pas autogéré. Il est imaginé et assuré par une personne transmasc, qui pratique en club depuis plusieurs années, se forme pour enseigner, et assume la responsabilité du cadre collectif : préparation de cours structurés, progression à l’année, pratiques de sécurité... Ce qui ne signifie pas qu’il est tout-puissant, évidemment. Remarques et suggestions sont bienvenues et sollicitées, en gardant en tête que si ce rôle confère une certaine autorité, ça ne va pas sans mettre en jeu sa propre vulnérabilité.
Si les objectifs diffèrent de ceux des arts martiaux et sports de combat, les entraînements piochent allègrement dans toutes les techniques rencontrées. Le but, c’est d’acquérir des compétences polyvalentes pour pouvoir réagir le plus rapidement possible en situation de danger. On y privilégie la fluidité, la réactivité, l’intuition, la mobilité et l’anticipation plutôt que la force brute, l’endurance et la préparation physique intensive. On s’entraîne avec tous les gabarits, poids et tailles, en prenant soin les un·es des autres mais en considérant qu’on a pas le choix des armes face à la violence imposée. On travaille progressivement la gestion du stress avec des mises en situation, on bâtit une compréhension et une connaissance théorique des principes d’attaque et de défense, et on les met en application pratique.
On emprunte aux arts martiaux et sports de combat toutes les pratiques qui nous permettent de progresser : ça aide à travailler en limitant les risques (avec des règles, des durées, des protections) tout en se rapprochant des conditions de stress qu’implique une confrontation dans laquelle potentiellement on ne maîtrise rien. On doit faire avec ce qu’on a, et avec qui on est. On ne choisit ni l’adversaire, ni ses intentions, pas plus que de se retrouver au sol ou contre un mur. Par contre, si on sait chuter sans se blesser, utiliser sa gourde comme une arme, mettre une grosse baffe furtive et repérer les issues avant que ça parte en cacahuète, on se sera assurément créé quelques occasion supplémentaires !
On utilise régulièrement des exercices ludiques et sensoriels, on cherche constamment un équilibre collectif qui dédramatise les enjeux tout en permettant la concentration et l’implication nécessaires à progresser. On fait de notre mieux pour ne pas reproduire les ambiances virilistes, performatives et validistes des clubs de combat classiques. On check nos humeurs du jour, nos besoins d’intensité, notre appréhension du contact ou de la douleur, nos enjeux persos, on débrief des moments difficiles, on se donne de la joie, de la force et de l’enthousiasme. Ça demande de l’engagement (venir régulièrement pour créer des liens de confiance et progresser ensemble), de la communication, beaucoup de concentration, et malgré tous les aménagements un minimum de condition physique et mentale. Ça brasse, ça chamboule, ça ne convient pas à tout le monde, mais si ça te fait envie, viens essayer ! 🙂

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