La journée du 17 mars vue du Mirail

LycéenNEs et étudiantEs ont uni leurs forces pour débrayer facs et lycées et marcher jusqu’au centre-ville.

Assemblée générale ou assemblée de lutte ?

A la fac du Mirail de Toulouse, tout commença pour nous lors d’une assemblée gérée par des syndicats et des partis politiques en tout genre nommés "l’assemblée générale". Si elle n’a de cesse d’affirmer que son but est de créer un mouvement social de masse, il faut bien avouer qu’elle ne parvient jusqu’ici à ne faire exister qu’une gesticulation apathique. En contradiction avec cette pseudo force, s’est constituée, au début de la semaine, une assemblée de lutte plus dynamique et respectueuse de l’idée même de mouvement.

Cette assemblée de lutte compte une cinquantaine de personnes en tout genre. Freaks qui ne freaks pas, étudiant qui n’étudie pas, travailleur qui travaille et travailleur qui ne travaille pas.

Ce jour là, au sein de l’assemblée de lutte, s’est manifestée la volonté d’ouvrir le mouvement naissant par delà le cadre de la faculté. Cela parut on ne peut plus nécessaire en regard des AG syndicales où la volonté d’y croupir semble régner jusqu’aujourd’hui.

Les étudiantEs se joignent aux lycéenNEs

En vue d’appuyer la manifestation du jeudi 17 et de susciter un mouvement trouvant sa force dans son ouverture sur la ville, l’assemblée de lutte décida d’utiliser, pour cette journée, l’assemblée générale du Mirail, non pas comme un lieu de décision et de légitimation par le vote, mais comme un point de rassemblement d’où faire immédiatement partir des actions sur la ville.

En effet, dès le matin, on a entendu au loin que le lycée des Arènes s’était soulevé et commençait à bloquer. La fronde se propagea aux lycées Saint-Sernin et Déodat. Une vague commençait à se répandre.

Afin de soutenir ce mouvement là, l’assemblée de lutte commença par débrayer la fac du Mirail et appela à se retrouver à l’assemblée générale. C’est depuis celle-ci qu’un cortège s’est mis en route avec une bonne partie de l’AG vers le lycée du Mirail.

Arrivé là-bas, le cortège s’est heurté au personnel de l’établissement, visiblement assez peu concerné par le mouvement. Ils voulaient nous interdire l’entrée dans l’établissement et protéger le bon déroulement des épreuves du BAC blanc qui s’y tenait.

Dans une humeur bonne enfant, les grilles du lycée ont été franchies et une déambulation a pu avoir lieu dans les bâtiments où, sous le slogan "on bloquera tout, le monde ou rien !", le cortège a appelé à rejoindre la manifestation.

Après une demi-heure de joyeuse agitation, devant l’arrivée des flics, la marche continua en dehors du lycée, accompagnée de quelques lycéens, bloquant alors le grand boulevard allant du lycée du mirail au lycée des arènes, suivie de près par la BAC à moto. C’est pourtant sans encombre que la marche est arrivée devant les Arènes afin de rejoindre en cortège - au prix d’un métro gratuit - le départ de la manifestation place Jeanne d’Arc.


© Maxime Reynié

La manif

Une manifestation rassemblant 10000 personnes qui paraissait commencer sous de bons auspices au regard du grand nombre de lycéens et étudiants y impulsant vitalité et entrain. Mais la manif fut très vite serrée de près par la police et encadrée par les SO syndicaux qui, dans leur désir de gérer les flux de manifestants, furent trop enclin ce jour là à réprimer tout débordement de joie, nous contraignant, par exemple, à faire d’absurdes tours de rond point pour nous tenir à distance du centre ville.

© Maxime Reynié

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  • 26 mars 2016

    Hum, quelques critiques/compléments vis à vis de cet article :)
    Alors que l’auteur parle de la devanture du lycée du mirail, une photo du lycée des Arènes est mise...
    Par ailleurs, je n’ai pas du tout entendu que le mirail avait rejoint les Arènes, selon mes sources, c’est déodat qui à rejoint les Arènes. Et qq "déodiens" ont bloqués le métro et le tram un petit moment dans leur précipitation à vouloir aller s’amuser en manif’.
    Après, concernant les tours de rond point par les syndicats, c’est la police qui n’a pas voulu que la manif’ arrive au capitole...
    Voilà voilà.
    <3


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