Mon hôpital va craquer : le tract aux usagèr·es.

A Toulouse comme en région parisienne, la situation est critique comme l’indique ce tract CGT-SUD du 16 février adressé aux usagèr·es.

Chèr·es usagèr·es du service public des hôpitaux,

Plusieurs pôles du CHU sont mobilisés ces dernières semaines (Logistique, Psychiatrie, Traumatologie...) pour manifester leur colère face aux conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

Cette dégradation entraine une détérioration de la qualité des soins nécessaires.

Les personnels du CHU, dont certains sont grévistes depuis 130 jours [Lire encadrés ci-dessous], ne peuvent plus tolérer le cynisme et le déni d’une direction qui, soucieuse de soigner sa communication dans les médias et les réseaux sociaux, vante la qualité de vie au travail des personnels et leur fierté de travailler au CHU.

L’hôpital public doit réduire son déficit nous dit-on. Et rembourser les emprunts faits pour moderniser le CHU auprès des banques privées dont les taux sont incroyablement élevés. Le CHU paye ainsi 15M d’euros par an d’intérêts. Aussi il verse à l’Etat une taxe sur les salaires de 43M d’euros en 2016.

Ces sommes pourraient pourtant permettre l’embauche de plus de 1000 agents hospitaliers. Des embauches, c’est principalement ce que demandent les personnels mobilisés aujourd’hui afin que la qualité des soins ne continue pas sa chute.

Le sous-effectif chronique touche tous les secteurs et empêche les agents du CHU de concilier vie privée et vie professionnelle : impossibilité de poser ses congés, rappels sur repos, plannings illisibles...

Les plans d’austérité se succèdent. Et la direction durcit le ton face à des soignant·es toujours plus nombreux à manifester leur mécontentement : non renouvellements de contrats, procédures disciplinaires, envoi d’huissiers dans les services, tout est fait pour instaurer un climat délétère.

Le dialogue social est inexistant face à un management toujours plus violent. Chaque nouveau projet ou restructuration est mené de force à l’image des nouveaux parkings à Purpan aujourd’hui payants malgré l’opposition des représentant·es du personnels et des associations d’usagers.

Soignant·es et soigné·es trinquent. Le personnel, la CGT et SUD disent stop à cette dégradation.

L’hôpital doit avoir les moyens de fonctionner. La baisse des cotisations sociales et les récentes annonces du gouvernement nous font craindre le pire.

Nous voulons un hôpital humain accessible à toutes et tous où la notion de rentabilité n’a pas sa place. La santé n’est pas un bien marchand. Défendons la. L’hôpital n’est pas une entreprise. Défendons le.

Les agents du Pôle médecine et traumatologie à l’hôpital Pierre Paul Riquet ont décidé d’un mouvement de grève illimité à partir du lundi 15 janvier 2018, soient 12 services en grève.

Ce mouvement fait suite à la volonté de la Direction d’imposer une mutualisation ainsi qu’une réorganisation de ces secteurs. Ce sont les mêmes méthodes managériales déjà utilisées lors de la réorganisation des services d’urgence et ayant entrainé de graves troubles psycho-sociaux pouvant aller jusqu’au suicide qui sont reprises par la Direction.

Cette réorganisation impactera gravement les conditions de travail des agents ainsi que la qualité des soins. En effet, aucun moyen de remplacement n’est prévu pour pallier les absences. A la place certains soins seront annulés ou reportés, ce qui entrainera une baisse de la qualité des soins et une souffrance éthique chez les soignants. Les cadences seront infernales (vacations surchargées avec possibilité de prendre en charge 24 patients pour une infirmière, 26 we travaillés par an minimum) et aucune garantie de pouvoir prendre les congés en famille.

Les agents, déjà éprouvés par des conditions de travail difficiles suite au déménagement à PPR, tirent la sonnette d’alarme et sont déterminés à se battre pour regagner les moyens d’exercer dignement leur profession.

https://www.lepotcommun.fr/pot/ha6ewmqs

Les agents du service transports prélèvements et du 801 de la logistique du pole ressources materielles ont déposé un préavis de gréve reconductible à compter du 16 octobre 2017.

Ce personnel ouvrier hospitalier peu reconnu ont un rôle important : ils réceptionnent, acheminent et livrent les différents flux : médical/ non-médical, programmé/non programmé, urgent/non urgent, dans les différents services et sites hospitaliers de purpan à rangueil/larrey, jusqu’à St Gaudens souvent dans des véhicules non adaptés voir dangereux pour eux ou pour les usagers. Parfois mème avec leurs frigos ou étuves en panne.

Leurs conditions de travail se dégradent d’années en années du fait aussi des pressions managériales (encadrement de proximité et chargé de mission) sous prétexte de la rentabilité avec le précepte de « faire toujours plus avec moins de moyens humains »

Les revendications sont les suivantes :

*Reconnaissance salariale de leurs compétences et savoir faire. Possibilité d’avancement.
*Primes reconnaissants les risques pris au quotidien
*Stagiairisations de tous les cdd sur des postes pérennes.
*Remise en état des véhicules et aménagement des espaces de livraisons.
*Renforcement d’un poste par équipes (1 en jour/ 1 en nuit/ 1 à la régulation)

https://www.lepotcommun.fr/pot/ysnx3sdg

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