Retour partiel sur la mobilisation des gilets jaunes du 29/12/2018

Compte-rendu partiel

Fallait pas être en retard à Arnaud Bernard. Plus un chat lorsqu’on arrive mais les premiers échos de la journée font froid dans le dos. Une dispersion sans coup de semonce et un gazage sans qu’un.e seul.e manifestant.e n’ait eu le temps d’élever la voix et alors que tout était calme. La répression se durcit si tant est qu’elle peut l’être davantage. Un tir de flash-ball a attrapé le mollet d’une gamine. Le gros de la troupe emprunte le boulevard d’Arcole jusqu’au croisement de la rue de Saint-Bernard. Tout le monde s’amasse et bloque la rue par laquelle arrive un flot continu de gilets jaunes bien véners. Une fois le nombre assez important, direction Compans. Devant le centre Baudis, la BAC commence à allumer tout le monde à coups de flashballs et de lacrymos, coupant le cortège en trois, un restant sur le boulevard d’Arcole, un autre qui a emprunté le boulevard Duportal quand l’autre se barre sous l’arche du centre pour se protéger des gaz qui n’épargnent personne. Les gens font leur possible pour s’extirper de la nasse et parviennent à se rassembler une autre fois à Arnaud Ben’s avant de s’égailler par les rues du centre-ville. La répression continue du côté de Brienne et certains ont commencé à monter des barricades pour se protéger des flics.

Un autre rendez-vous est fixé au Cap pour rassembler les manifestant.e.s. Un cordon de flics fait le pet tout le long de la mairie. Après une quinzaine de minutes, les gilets jaunes prennent la direction d’Esquirol avec l’intention de traverser vers Saint-Cyprien. Un premier tronçon passe mais les fourgons des flics déboulent de la rue de Metz pour bloquer toute tentative de repli. Pris dans la nasse de la rue de la République, les manifestant.e.s reçoivent une pluie de lacrymos. Certain.e.s sont coursé.e.s vers le cours Dillon. Bloqué.e.s de l’autre côté du pont, on ne voit plus grand-chose si ce n’est l’hélicoptère de la gendarmerie qui tourne entre le quai de Tounis et Saint-Cyprien, mais on entend les détonations des grenades lancés par les forces de répression. Au delà des immeubles, vers Charles-de-Fitte, on aperçoit de temps en temps des feux d’artifice identiques à ceux lancés la semaine dernière sur Verdier auxquels répondent toujours les mêmes onomatopées mortifères des flics. A priori, ces derniers postés au Fer-a-cheval bloquent l’avenue et s’en sont donné à coeur joie avec leurs instruments de mort. Un tir de flashball a énucléé un manifestant dans l’action, événement allongeant la déjà impressionnante liste des victimes de la police depuis le mois de novembre. Comme d’habitude on note des interpellé.e.s et les personnes qui ont pu se sortir de la nasse ont été délestées de tous leurs effets de protection.

P.-S.

Initialement paru sur https://eclatsdeluttes.noblogs.org

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  • 30 décembre 2018

    Vu : Les Pompiers sur leur balcon nous ont applaudis ! Liesse générale...
    Arrêt des GJ devant la centrale des Pompiers = applaudissements général aux cris de : « Les pompiers avec nous », quelques minutes..
    Juste avant de recevoir des lacrymos sur le balcon et le toit de la Centrale des Pompiers !


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