Retour sur la mobilisation du 22/12/2018 à Toulouse

Compte-rendu partiel et rapide.

19.30. L’hélico de la gendarmerie tourne toujours autour de la ville. L’après-midi a encore été chaude malgré la volonté manifeste de la presse et de l’Etat de minimiser l’événénement. Esquirol, Jean-Jaurès portent encore les stigmates de la colère populaire qui s’est encore affirmé face au mutisme et à la suffisance du gouvernement.

Quelques milliers de manifestant.e.s donnent le top départ en direction de Saint-Cyprien avant de bifurquer dans les petites rues du centre-ville pour ne pas suivre le parcours délimité par les forces de répression. Au Capitole, les CRS bloquent l’accès de la mairie, obligeant une partie du cortège à passer sous les arcades. Déjà, quelques bistrots commencent à flipper et remballent leur terrasse. Ca tergiverse un peu au début de la rue du Taur mais la troupe finit par s’y engager avant de tourner vers la rue du Périgord. Les responsables de Primark ont fermé le rideau dès qu’ils ont entendu le premier manifestant lacher une caisse. C’est toujours ça de pris. Après un petit tour quartier Saint-Georges, un premier rassemblement s’organise de manière informelle boulevard Lazare-Carnot. Les flics dressent un cordon devant le monument aux morts. Aux premiers rangs, quelques pétards d’artifice fusent mais ça ne fait pas rigoler la maréchaussée qui, comme d’habitude, répond en faisant péter ses lacrymos et grenades de désencerclement. La troupe s’éparpille par la ville mais, au moment de repartir vers Jeanne-d’Arc, les flics rebalancent des lacrymos obligeant le cortège à se déplacer vers le centre. Rue de Rémusat, une barricade de poubelles est dressée. D’après les échos, c’est également le cas sur Jean-Jaurès et Esquirol. Le temps de se rassembler une énième fois sur Alsace-Lorraine, les flics décident de charger, refoulant également les nombreux badauds qui sont là pour autre chose. Des manifestantes mettent les gamins en sécurité en attendant que les lacrymos se dissipent. Dans le centre-ville, la dispersion semble plus ou moins effective aux alentours de 17.30.

Comme les semaines précédentes, les banques du parcours ont continué à prendre cher. Certaines d’entre elles doivent presque changer leur vitrine toutes les semaines, pas mal de distribanques sont HS et l’économie locale, bien perturbée en ce samedi d’emplettes : le marché de Noël a fermé ses boutiques et, apparemment, accuse un déficit record, Monop’ a gardé ses grilles baissées une grande partie de l’après-midi. Preuve que la mobilisation est loin de faiblir et la détermination reste intacte.

P.-S.

Initialement paru sur http://eclatsdeluttes.noblogs.org

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