Revue de stress - semaine du 20.03

La revue de stress c’est une sélection d’articles tirés de la presse dominante qui à un moment donné peuvent avoir un intérêt pour nos luttes, même si les infos sont toujours abordées sous un angle qui nous va pas. Dans ce numéro, une petite contribution qui couvre une période de deux semaines. Et on peut touTEs alimenter les prochaines éditions, c’est très facile, ça se passe sur cette page.

Tech

La loi pour une République numérique, promulguée le 7 octobre 2016, crée l’obligation pour les organisations publiques de publier sur internet leurs données dans des formats réexploitables, sous réserve notamment d’anonymisation, de protection de la propriété intellectuelle et du secret industriel et commercial. Cette mesure concerne toutes les collectivités territoriales de plus de 3500 habitants ayant plus de 50 agents. En prévision de cette nouvelle obligation qui incombe aux collectivités, le préfet de région a lancé le projet OpenData Lab (www.opendatalab.fr) qui accompagne depuis 16 mois des dizaines de collectivités de la région afin de se lancer plus facilement dans une démarche d’ouverture des données (open data). Ces données peuvent concerner le budget d’une commune, l’état civil (prénoms des enfants par exemple), les délibérations ou encore la liste des subventions versées. Dans le cadre de ce projet, le préfet de région et Toulouse Métropole ont organisé le mercredi 22 mars le premier forum open data en Occitanie pour inciter les petites collectivités à publier leurs données le plus vite possible.

Et du 23 au 25 mars, la populace toulousaine a pu découvrir "comment l’industrie fabrique le monde !", lors du showroom de l’industrie du futur organisé par Toulouse Métropole sur la place du Capitole.

Urbanisme ,sécurité

Après diverses péripéties pas très intéressantes, on apprend que dans un communiqué diffusé par En Marche !, jeudi 23 mars, Macron a fait volte-face et a annoncé qu’il « soutiendra la LGV Bordeaux-Toulouse »

La campagne de propagande autour du projet d’Occitanie Tower a tourné à plein régime cette semaine. On a appris par exemple que le prix de la centaine de logements prévus dans les derniers étages de la tour oscilleraient entre 7 000 et 7 300 euros/m2. A titre de comparaison, les luxueux appartements du Grand Hôtel de la rue de Metz étaient partis à 5 500 euros/m2. La Chambre des notaires vient d’ailleurs de publier les derniers chiffres de l’immobilier à Toulouse. Le prix médian atteint 4 100 euros/m2 dans un quartier tel que Saint-Etienne.

Selon Thierry Grandclément, organisateur de la marche des fiertés LGBT 2017 [1] les mesures de "sécurité" demandées par la préfecture sont « colossales » : "Nous comptions déployer 80 personnes environ. Mais la préfecture nous demande d’engager des agents de sécurité professionnels et de disposer des plots de béton, à environ 90 euros l’unité. Nous ne pouvons pas assumer ce qu’ils nous demandent, c’est bien trop cher" Et une question subsiste dans l’esprit du vice-président de Pride Toulouse : « Pour la techno parade de samedi 18 mars, il n’y avait presque pas d’obligation au niveau de la sécurité. Pourquoi le Carnaval et la Marche des fiertés seraient-ils verrouillés ? ».

Racisme, frontières

La vie quotidienne est un cauchemar pour quelques dizaines de locataires d’une résidence à Toulouse. Ils se font, selon leurs dires, « harceler » par le gardien. « Il m’a traitée d’espèce de noire et m’a dit de retourner d’où je venais. Mais je suis française ! », raconte une locataire. « Un enfant a été insulté de sale arabe », lance un autre. « Ce gardien ne fait qu’appliquer strictement le règlement intérieur », assure Jacques Durant, directeur général du Nouveau Logis Méridional, bailleur social qui emploie le gardien. « Une trentaine de personnes témoignent et se plaignent uniquement depuis le lancement de la procédure d’expulsion d’un locataire qui a été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir agressé et menacé de mort le gardien ».

Mardi 21 mars, en préfecture, la ligue des droits de l’homme a présenté un rapport mettant lourdement en cause la certification délivrée par l’Afnor en ce qui concerne l’accueil des étranger.e.s. Ce document d’une soixantaine de pages pointe les nombreux dysfonctionnements qui transforment en parcours du combattant les démarches engagées par les étranger.e.s sans papier.e.s. La réponse de la pref n’a pas tardé dans un communiqué plein de langue de bois : "La file d’attente qui se constitue le matin n’est nullement liée à un manque de considération à l’égard des usagers mais résulte des mesures de sécurité mises en place à la suite des attentats de novembre 2015."

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Notes

[1plus précisément la marche institutionnelle du 10 juin, et non pas la pride de nuit qui s’organise par ailleurs

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