Soirée mousse, en soutien aux 20 inculpé.es de Rennes

La Défense collective de Toulouse organise une soirée en soutien à des inculpé-es de Rennes. L’occasion de réfléchir ensemble aux stratégies de défenses solidaires et collectives.

Pendant le mouvement loi travail à Rennes (2016), 20 personnes décident de rendre le métro gratuit durant un jour de blocage, débranchant les câbles des bornes du métro et insérant de la mousse expansive dans les serrures.

Un gros dispositif policier les interpelle avant l’action, au matin, dans 15 stations différentes.
S’en suit une garde à vue de 48h durant laquelle tout le monde a eu le bon réflexe de garder le silence malgré les pressions policières. 8 mois de contrôle judiciaire contraignant viennent s’ajouter à cela.
3 ans après les faits, leur jugement aura lieu le 4 juin 2019. Malgré des difficultés (interdiction de se voir , surveillance policière, etc.) la volonté a toujours été de refuser le cas par cas, et de constituer une défense collectivement, de manière groupée.

A Rennes, Toulouse, ou ailleurs la répression des mouvements est intense, à l’image de la force de nos luttes. La justice fait son sale boulot : isoler, enfermer, garantir l’ordre établi.

Nous vous invitons à réfléchir ensemble à renforcer la solidarité et l’offensivité dans les stratégies de défense. Comment construire une dynamique collective contre l’individualisation des cas ? En quoi nous gagons de la force à refuser toute connivence et collaboration avec la machine judiciaire ?
La soirée débutera par une présentation de cette affaire, suivi d’un temps de questions. Puis nous ouvrirons une discussion plus concrète sur comment s’organiser pour continuer à construire une défense collective, politique et offensive face à la répression du mouvement des Gilets Jaunes.

Vendredi 17 mai
A l’Atelier, 47 Rue Vestrepain
18h : discussion « défense collective, politique et offensive »
De 20h à 1h : repas, bar, karaoké, dance floor avec lazer
Entrée et repas à prix libre.

Infos et rendez-vous de la Défense collective Toulouse sur le blog


Présentation de l’affaire du métro :

Le 19 mai 2016 à Rennes, lors d’une journee de blocage appelée dans le cadre du mouvement contre la loi travail, 19 personnes décident de faire un blocage économique du métro en débranchant dans plusieurs stations l’alimentation des bornes de validation de tickets et en insérant de la mousse expansive dans les serrures, pour ne pas permettre de rebranchement immédiat des cables d’alimentation. Pour rendre le métro gratuit.

Elles sont interpellées aux abords de 15 stations de métro par un très important dispositif de police (70 de la BRI, STUP,OPJ,BAC).Une autre personne sera interpellée un peu plus tard en sortant de chez
elle, et comme les autres, elle sera placée en garde a vue.

Le motif invoqué immédiatement au moment des arrestations est celui d’association de malfaiteurs en bande organisée criminelle en vue de commettre des dégradations de bien publics et des violences à l’encontre de personnes dépositaires de l’ordre public, passible de 10 ans d’emprisonnement.

Les 20 personnes ont été placées en garde a vue pendant 48h, durant laquelle au moins 14 perquisitions ont été effectuées (y compris chez des personnes proches des inculpés), et tous ont été auditionnés par des officiers de police judiciaire de différents services (en particulier la police judiciaire)

Au terme des garde a vue (durant lesquelles le chef d’inculpation passe de crime à délit, 5 ans d’emprisonnement), les 20 inculpées ont été presentées devant la juge d’intruction et/ou devant le juge des libertés et des détentions qui ont lancé la procédure et placé sous contrôle judiciaire avec pointage 1 fois par semaine, interdiction de se voir et de prendre contact, interdiction de participer aux manifestation loi travail et contre les violences policière (c’est à dire toutes les manifs) sauf pour 2 inculpés. Et une personne avec en plus une interdiction de quitter la ville de ses parents.

Du 12 au 16 décembre 2016, le juge d’instruction en charge de l’enquête convoque les 20 mis en examen pour une audition. Comme lors de la garde à vue, les inculpés n’ont rien déclaré sur les faits, ce qui a pour effet de clore l’enquête.

Entre Octobre 2016 et janvier 2017 les demandes de levée de contrôle judiciaire seront acceptées avant l’ordonnance du renvoi devant le tribunal correctionnel le 28 juin 2017.

Le procès se déroulera le 4 juin 2019, 3 ans plus tard.

« Défense collective, politique, offensive ! »

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