Continuons la lutte autour des problématiques de logement sur Toulouse

Nous sommes des personnes du collectif solidarité migrant-e-s 31 et étions au campement devant la préfecture le lundi 2 octobre 2017. Nous voudrions par ce texte proposer un retour sur les stratégies et moyens d’action employés lors de cette action.

La semaine dernière suite à une rencontre avec des personnes migrantes qui vivent dans la rue, nous avons décidé (avec des militant-e-s et les personnes en question) de faire une action pour contester la politique de la ville et de la préfecture, et également, trouver des logements pour ces personnes.

Cette lutte fut en partie une victoire car après un jour de campement et une solidarité active, les personnes qui campaient devant la Préfecture ne sont plus à la rue mais logées et « prises en charge ».

Tout d’abord, cette action aurait mérité une médiatisation plus large. Des médias ont été contactés avant l’action mais ne sont pas venus sur le campement. Lors de la prochaine action, nous devrions penser à produire des communiqués, articles ou vidéos.

L’action n’a pas porté les revendications d’un collectif en particulier mais celles des personnes à la rue. Il est important de poursuivre nos assemblées et actions en préservant cet espaces des conflits qui peuvent opposer les différents collectifs et organisations soutiens. Cela ne signifie pas faire l’impasse des discussions sur la stratégie politique à mener mais plutôt faire attention à ne pas importer nos agendas dans celui de cette lutte.

Le nombre de personnes à la rue ne cesse d’augmenter, et celle-ci sont exposées à la violence de la rue mais aussi de la police qui exerce une répression continue sur les personnes migrantes. La stratégie que nous avons adopté pendant cette première semaine de lutte a consister à obliger la préfecture à se tenir aux obligations que lui impose la loi en termes de logement sociaux. Ceci mène à trois écueils :

- Tout d’abord, ne parvenir qu’à une solution éphémère pour ces personnes, qui seront bientôt remises à la rue.

- Ensuite se focaliser sur un groupe de personnes alors que le problème de logement concerne une population beaucoup plus large.

- Et enfin, transformer notre position de militant.e.s en celle de travailleur.euses sociaux dont le travail est de faire le tour des institutions pour trouver des solutions individuelles. Car au final, après notre première action, aucune place supplémentaire de logement d’urgence n’a été ouverte, aucune solution durable n’a été trouvée pour les personnes, aucun fonds publics supplémentaire n’a été débloqué.

Cette première action nous fait penser qu’en poursuivant cette dynamique, nous pouvons mobiliser plus largement, de façon plus offensive et parvenir à défendre un changement radical dans l’accès au logement à Toulouse : C’est à dire ne plus défendre un système dans lequel les personnes doivent grapiller des nuits d’hôtel mais revendiquer un accès égalitaire au logement.

Nous pouvons nous donner les moyens de peser plus lourd dans le rapport de force.


Rendez-vous jeudi 12 octobre 2017 à 17h au CASC, au 10bis de la rue du colonel Driant à Toulouse !!

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