Trollage, mythos et individualisme méthodologique : sur la difficile politisation de la lutte contre la répression en France

Ce texte est un retour sur la soirée sur la GAV proposée lors de "la grande évasion", et une réponse à l’attaque, aux insultes et aux contre-vérités exposées dans le texte "ne dis jamais : jamais, jamais" publié récemment sur IAATA

Jeudi 20 octobre dernier, un regroupement de militants de plusieurs villes (Toulouse, Paris, Marseille, Montpellier, Rennes...) sont intervenus au sujet de la GAV dans le cadre de "la grande évasion", une semaine contre la répression à l’initiative de l’AG "31 en lutte" et en soutien à la Caisse d’Autodéfense Juridique de Toulouse.

Alors que des dizaines de milliers de tracts appelant à "ne rien déclarer et ne rien signer" ont été diffusés un peu partout dans le mouvement contre la loi Travail, et que ces recommandations sont répétées dans la plupart des formations, il s’agissait là de sortir du format de la consigne, proposer une élaboration collective et déplier un nouvel argumentaire autour d’une position qui semble faire consensus chez tous les groupes qui s’organisent contre la répression.

Les arguments habituellement avancés dans la plupart des textes militants (en premier lieu "face à la police, face à la justice") ont été évoqués durant la soirée :
le droit fondamental de garder le silence en GAV, celui du danger de se défendre sans avoir accès au dossier, la possibilité de donner des pistes d’enquête à son insu, ou encore les risques de la version individuelle dans le cadre d’une arrestation où plusieurs personnes peuvent se contredire... et partant de là, ne rien déclarer, réserver sa parole pour plus tard, comme point de départ d’une défense efficace.

Au-delà des ces considérations techniques à priori partagées par l’écrasante majorité des camarades organisés, l’idée était d’ouvrir de nouvelles manières de soutenir la proposition du "rien à déclarer, rien à signer", autrement que par la stricte prévention technique du risque judiciaire.

La présentation du montage N’avoue jamais, jamais, jamais par les Archives Getaway, abordait justement les rouages de l’interrogatoire (notamment psychologiques), en montrant le caractère diffus de cette forme d’extorsion d’information, et au-delà, l’assignation à la culpabilité dans d’autres espaces que le commissariat.

Un autre argument porté par la Défense Collective de Rennes était de mettre en lumière l’économie de la répression et de la collecte d’éléments à charge, dont la GAV est une des pierres angulaires en France.
Cette façon d’envisager le passage au commissariat se voulait ouvrir des perspectives en matières de ralentissement et de saturation des procédures judicaires nécessaires aux condamnations, à l’heure ou des arrestations de masse ont été prévues par le ministère de la Justice.

Au cours de cette présentation qui semblait partir sur des bases plutôt consensuelles, des échanges très tendus ont alors eu lieu avec des personnes présentes dans la salle, plongeant le reste de la soirée dans une ambiance assez délétère et ruinant quelque peu la possibilité d’avoir un débat constructif sur les arguments proposés.

Le choix d’exposer les deux interventions n’a évidemment pas vocation à attaquer des gens que nous ne cotoyons jamais. Mais en parler permet d’expliquer comment la critique et le ressenti personnels peuvent constituer de véritables attaques politiques, qui ont une très forte résonnance dans des espaces où les individus sont souvent considérés avec une plus grande attention que les discours des groupes organisés.

Première problématique : "Ne rien déclarer serait-il un commandement direct du Komintern à l’adresse des masses aliénées ?"

Très rapidement, un première intervention s’en est pris très aggressivement à la forme de la soirée, en reprochant aux intervenants de s’être cantonnés à une stricte consigne, même si de ses propres mots la personne ne remettait pas en cause la recommandation en elle-même.
Tout en assumant avoir l’avoir préconisé régulièrement, cette personne n’a cessé durant la soirée de marteler que cette recommandation n’était pas une solution absolue et qu’il fallait envisager des "solutions plus intelligentes".

Face à une assistance médusée, elle a expliqué que si elle n’avait pas d’argument général pour étayer ces nouvelles "solutions", mais qu’elle était convaincu d’avoir personnellement évité une perquisition aux conséquences dramatiques après avoir été arrêté pour une chourre mineure : grâce à un jeu d’acteur subtil dans lequel elle se serait fait passer pour un voleur minable et un peu benêt, elle aurait ainsi dupé l’OPJ qui aurait selon elle immédiatement lancé des perquisitions face à un refus de faire des déclarations.

Un peu interloqués, les camarades lui ont retorqué qu’il ne pouvait pas présumer de la sanction automatique de perquisition en cas de "rien à déclarer" (et que beaucoup d’exemples contredisent), et qu’il était certainement plus intéressant de discuter de la prévention de ce risque en organisant collectivement par exemple, le nettoyage préventif de l’appartement indiqué aux policiers dans son petit état civil.

Visiblement très remonté, le contradicteur n’a cessé d’assener que le problème était qu’il s’agissait encore d’une consigne, et qu’il fallait se montrer "plus intelligent".
Il est assez logique que ce trollage très creux et méprisant n’ait alors pas manqué d’énerver des camarades peu enclins à se faire traiter de débiles staliniens pendant plus d’une heure.

De fait, tout en refusant d’avancer la moindre contre-proposition ou critique sur des argumentaires précis, ce type semblait régler des comptes politiques obscurs avec les organisateurs de la soirée, probablement trop subtils intellectuellement pour être exposés à tous...

Deuxième problématique : "Refuser la comparution immédiate serait-il le dernier chic à la mode pour la collection automne-hiver de l’ultra-gauche ?"

La seconde intervention polémique était celle d’une personne qui affirmait qu’après une arrestation pour un fait "non-militant", elle avait évité d’être mise en détention provisoire en acceptant la comparution immédiate (contre laquelle la quasi-totalité des camarades se battent avec acharnement).

Là encore, trois arguments plutôt classiques lui ont été opposés :

  • que la comparution immédiate ne permet pas d’élaborer une défense basée sur le contenu du dossier d’enquête (que l’avocat a obtenu quelques instants avant l’audience), mais essentiellement sur le contexte politique et médiatique et le profil apparent de l’inculpé. En plus de rendre impossible une réflexion sur les stratégies de défense, elle engendre presque toujours des peine beaucoup plus lourdes qu’en cas de report.
  • que ce qui détermine le déferrement est basé sur d’autres critères que le refus ou non de la comparution : la détention provisoire est décidée par un juge des libertés qui ne statue pas sur le fond de l’affaire mais sur les risques de subornation de témoin (qui doivent être explicités dans le dossier), sur le risque de réitération (le fait de prouver que l’inculpé va chercher à mener de toute façon son délit), et surtout sur la base des garanties de représentation dont la tâche des groupes de défense collective est de pousser et d’aider à la construction.
  • que la comparution immédiate est un dispositif de désengorgement des tribunaux qui vise à fluidifier et augmenter le volume de la répression judiciaire, et qui selon les dire de celle qui l’a formalisé "a sauvé le système judiciaire fançais". Il semble évident que s’opposer à une telle économie répressive en flux tendu est un projet à défendre lorsqu’on veut poser un rapport politique à la justice.

Manifestement agacée, la personne a rétorquée qu’elle n’était pas dans une posture politique, et qu’elle n’avait pas de comité de soutien ni de garanties à pouvoir présenter au juge, ce qui mettait paradoxalement en lumière l’absolue nécessité d’en parler dans une soirée organisée par la Caisse de Défense Juridique.
Alors que le deuxième contradicteur se cantonnait à un argument récurrent qui se basait essentiellement sur son expérience de non-militant (pour qui les recommandations n’auraient manifestement aucun intérêt), la discussion s’est fortement envenimée lorsque des camarades ont commencé à exprimer leur désaccord et leur lassitude sur le fait de construire un argumentaire basé sur une série d’expériences individuelles désarticulées.

Dans un climat pourri par l’intervention précédente, la personne qui défendait sa comparution immédiate a quitté la salle en méprisant ce qu’il appelait la "posture militante", et en affirmant que ces positions sur la défense étaient essentiellement idéologiques.

Quand la controverse de la soirée prend une tournure générale : réponse aux critiques, mythos et positionnements politiques relayés dans le texte "Ne dis jamais : jamais, jamais"

En résumé, on a vu apparaître dans la soirée essentiellement deux attaques sur le développement politique de la position "ne rien déclarer, ne rien signer".
Si ces critiques (très virulantes et assez gratuites) ne peuvent être prises autrement que comme des interventions individuelles, elles ont le mérite de mettre en lumière des positionnements qui existent dans nos espaces politiques.

Il n’est donc pas surprenant de retrouver ces deux polémiques dans le texte "ne dis jamais, jamais, jamais", qui se sert de ces deux interventions pour monter une tribune extrêmement violente contre les intervenants de la soirée.

On retrouve donc déclinées dans ce texte sous un angle beaucoup plus politique et vindicatif :

  • la critique qui considère que l’intelligence des personnes, même isolées, peut leur permettre de gérer favorablement l’audition avec l’OPJ, voir même de rouler ce dernier dans la farine.
    Lorsqu’on lit le texte de critique de la soirée publié sur IAATA, on constate d’ailleurs un rapport presque obsessionnel aux capacités cérébrales des personnes mises en GAV : "Bac + 15 en militantisme", "myopie intellectuelle", "pardonnez les simples d’esprit !", "entravant l’intelligence que peut avoir un individu de sa propre situation"... à croire que l’auteur peine à faire reconnaître son génie personnel dans une situation qui demande avant tout un certain courage collectif.
    Et tandis que l’argumentaire déployé vomit sur la prétendue méritocratie des "badass" qui attendraient leurs "médailles" pour avoir gardé le silence, il ne fait que valoriser le talent et l’improvisation individuelle dans les pires des conditions d’isolement : c’est celle là même qui rejoue la connivence avec les flics (que ce soit par la complicité, le pathos, ou la séduction) et s’appuie sur des performances d’acteurs aux antipodes d’une quelconque position collective.
    Si pour nous la GAV ne sera jamais un casting pour un one-man show en comparution immédiate, il est évident que la recommandation de "ne rien déclarer, ne rien signer" ne constitue en rien une lobotomisation de l’inculpé, qui aura tout loisir de faire briller son intelligence en collectif lors de la préparation de sa défense avec son avocat éventuel et les camarades du groupe de défense collective du coin.
  • la critique qui affirme que "ne rien déclarer, ne rien signer" serait une posture militante qui ne fonctionnerait (assez mal) que dans le cadre d’actions politiques collectives, une attaque qui par ailleurs s’est retrouvée dans les deux interventions polémiques de la soirée et qui ont basé l’essentiel de leur diatribe sur des récits de GAV pour des faits de droit commun.
    Cette position est celle de militants (et oui) qui croient se redonner une consistance populaire en rejouant la division "droit commun / politique", tout en utilisant des arguments aussi réactionnaires que :

    "Certain.e.s ont un travail, des enfants, autre chose à faire que de tenter avec des résultats plus qu’incertains de « bloquer la justice ».

    Après ce revival du programme du PCF des années 50 (tout le monde sait que les vrais pauvres ne font pas de politique), on aura bien compris que le travail et la famille ont plus de sens que de ridicules ambitions de lutte à l’endroit d’une justice française fluide et invincible.
    On notera par ailleurs que faire de l’antirep n’offre aux yeux de l’auteur aucune autre perspective qu’une stricte gestion de la misère répressive :

    "Nous, la poignée de militant.e.s bien avisé.e.s et bien briefé.e.s, on va mettre des bâtons dans les roues de la machine judiciaire en ne lui donnant pas les aveux qu’elle nous demande ? Gageons que le Garde des Sceaux n’en dort plus la nuit, lui et ses 8 pauvres milliards d’euros de budget annuel."

"Il est dit aussi qu’une fois la consigne bien intégrée, plus personne neparlera en garde à vue. Garder le silence n’exposera donc plus à des représailles, puisque ce sera devenu la norme. En termes de calendrier, manque de bol, ça devrait pas arriver avant que les poules aient des dents."

"Mais une défense collective, c’est surtout regarder en face notre impuissance à prédire les effets des choix que l’on fait"

Humilité, travail, famille, résignation : toutes les composantes nécessaires sont ainsi réunies ici pour abandonner (enfin) nos stupides vélleités révolutionnaires.

On ne reviendra pas outre mesure sur le passage assez gravissime sur la composition genrée de la présentation :

"des militants (non, l’absence de féminisation n’est pas accidentelle) dont on ne peut que douter de la capacité à se taire au vu de leurs interminables monologues, nous ont fait part de leur hauteur de vue."

L’auteur du texte n’étant pas à un mytho près, il a sciemment fait disparaître les nombreuses interventions des filles de la CAJ, de Getaway et de la Défense Collective de Rennes dans son portrait de famille stalinien, preuve qu’on peut être anti-sexiste anti-autoritaire et envoyer aux oubliettes de l’histoires les camarades encombrantes.

Et pour aller plus loin :

Après ce torrent de vomissures mensongères, il est désormais temps de couper définitivement court à un espèce de mythe foireux, entretenu par des crapules prétendument anti-autoritaires : ne pas parler serait une posture idéologique et sacrificielle.

Contre ces accusations lamentables, il est indispensable de rappeler que "Ne rien déclarer et ne rien signer" est une stratégie faite pour gagner, avec cela de différent de la poucaverie qu’elle cherche spécifiquement à gagner sans créer ou mettre dans la merde d’autres inculpés.

A aucun moment de cette soirée, il n’a été dit qu’il fallait accepter d’être mis en GAV ou en détention provisoire au nom d’une quelconque idéologie, et contrairement au discours victimaire sur les vrais gens qui n’ont pas de soutien politique, aucun intervenant n’a mis en avant la figure des martyrs héroïques de la répression.
Ne rien déclarer, ça n’est pas revendiquer haut et fort la légitimité de ses actes politiques dans une déposition de flics, c’est déplacer le débat sur la culpabilité ailleurs qu’au comico, cette usine à transformer les faits et les dires en éléments à charge.

Si on voit sortir un texte aussi insultant, mythomane et replié sur une forme gestionnaire de l’anti-repression, c’est bien que le débat sur la politisation réelle de ce terrain est quelque chose d’extrêmement tendu.
Qu’après des dizaines d’années à gérer de manière affinitaire et confidentielle les problèmes de police et de justice, les groupes anti-rep sont aussi devenus des planques respectables pour des militants qui ont renoncé à leurs aspirations révolutionnaires (tout en gardant leurs confortables positions de notables du milieu).

Que l’apparente neutralité et horizontalité des conseils et des positions de ces groupes est une totale hypocrisie : à l’heure où la répression policière et judiciaire atteint un niveau rarement atteint, les discours tenus par les légal team, les caisses d’autodéfense et les groupes de défense collectives sont écoutés avec une immense considération dans les assemblées générales, dans les comités de lutte ou même dans les ZAD.
Le pouvoir informel a beau être lâche et peu visible, il n’exerce pas moins son influence partout où il s’exprime.

Et ne pas reconnaître ses positions et ses aspirations politiques à travers ces formes d’organisation, en faisant passer la défense collective pour une pure gestion technique voilée d’un relativisme en carton, c’est faire comme l’UNEF dans les comités de mobilisation étudiants : du noyautage politique.

Alors oui, nous assumons que ne rien déclarer et ne rien signer est la base de la base pour construire une défense collective, même si nous avons défendus et défendons toujours sans aucun reproche ceux qui ont fait des dépositions et qui souhaitent organiser leur défense au tribunal.

Nous assumons aussi que pour tenir cette position, nous devons agir de manière préventive et massive afin que le maximum de camarades puissent avoir à l’avance leurs garanties de représentation, et que le risque de perquisition soit envisagé et préparé avant l’interpellation par le plus grand nombre de personnes actives dans le mouvement.

C’est la tout le sens de ce que nous avons exposé lors de la soirée suivante sur la circulaire ministérielle : à l’heure où des déploiements sans précédents de forces de l’ordre ont lieu pour expulser Calais et la ZAD, où les tribunaux corectionnels croulent sous la masse d’informations judiciaires et où les flics font des manifs sauvages cagoulés (dans lesquels ils procèdent à des interpellations), nous n’attendrons pas que "les poules aient des dents" pour étendre sérieusement notre intervention politique face à la répression qui s’annonce, et ce par delà les commissariats et les tribunaux.

Merci à toutes celles et ceux qui auront pris le temps de lire cette longue mais nécessaire explication.

Les camarades de la Défense Collective Rennes

P.-S.

Et aux politicards du milieu qui passent leur temps à devoyer et détourner politiquement le sens de l’autonomie : qu’on s’en revendique ou non, ce mouvement et cette ère politique communiste, révolutionnaire ET de classe ne pourra jamais se réduire à une formule complètement stupide comme « autonomie » = qui se donne ses propres règles", sans quoi n’importe quel auto-entrepreneur ou boulet d’extreme droite pourrait s’en revendiquer.

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un-e administratrice/administrateur du site.

Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Qui êtes-vous ?
  • Votre email, facultatif (si vous souhaitez pouvoir être contacté-e par l'équipe de Iaata)

  • 14 novembre 2016

    Juste sur les derniers commentaires sur la question de l’incarcération ou pas en cas de refus de comparution immédiate.
    C’est bien dans la même configuration, au même endroit et au même moment que va se décider l’attribution du mandat de dépôt ou la libération assorti ou pas d’un contrôle judiciaire.
    Le mandat de dépôt signifie l’incarcération immédiate. Si celui-ci est décidé par le tribunal la personne peut faire un recour devant le juge des libertés et de la détention (JLD) dans des modalités que je ne connais pas exactement du coup je ne m’étend pas.

    Le JLD a "compétence" [1] pour statuer [2] sur toutes les incarcérations mais ce n’est pas lui/elle qui décide de toute évidemment. Par contre si vous sortez de garde à vue et que le procureur ne vous envoie pas en comparution immédiate soit parce que c’est le week end (et il faut attendre lundi) soit parce qu’une instruction est ouverte. Là oui c’est le JLD qui va décider de vous jeter en prison ou pas... Là aussi les garanties de représentation [3] sont importantes.

    [1ça n’a rien d’un jugement sur son habilité à faire telle ou telle chose c’est juste un de leur terme à la con

    [2dire le droit sur un acte

    [3des garanties de représentation ce sont tous les papiers qui font de vous une personne respectable et retrouvable aux yeux de la loi : un bail, un contrat de travail, un livret de famille, une inscriptions à la fac...

  • 13 novembre 2016

    réponse aux commentaire précédent !
    C’est complètement faux, un juge ne peut pas statué en cas de refus de la comparution immédiate sur une détention provisoire ou non, seul le juge des liberté peut statuer la dessus.
    En cas de refus de compa immédiate le juge peut par contre appliqué un controle judiciaire.

  • 7 novembre 2016

    « ce qui détermine le déferrement est basé sur d’autres critères que le refus ou non de la comparution : la détention provisoire est décidée par un juge des libertés »

    Oui sauf que c’est faux ... si le prévenu refuse la comparution immédiate alors s’ouvre directement un débat avec le même juge , le même procureur et les mêmes avocats, qui statuera la détention provisoire.

    Il suffit d’ouvrir un onglet Wikipedia pour le vérifier...

    C’est quand même dommage de voir ce genre de désinformations en plein milieu du réquisitoire, c’est quand même pas compliquer de vérifier ses infos...

  • 5 novembre 2016

    Le truc sur le chat et l’autonomie j’avoue n’avoir pas réussi a comprendre s’il s’agissait d’une blague ou d’une réflexion très poussée. Les 2 me font un peu flipper...
    Et sinon juste au passage (et en dehors des questions de formes, n’étant pas présent à la soirée la polémique de qui était violent ou qui était un troll m’intéresse peu) le fait que de plus en plus de gens ne vois pas le problème de parler voir même le justifient dans nos milieux, on l’analyse comme une évolution positive ou négative ?
    Et je parle là de positions politiques (désolé du gros mot, ça doit être mon côté CNR) pas de jugement moral sur les individus qui ne sont pas ma tasse de thé. Comme l’explique très bien ce texte dont le fond ne peut être évacué simplement par des récits de formes.

  • 4 novembre 2016

    Je comprends que vous ayez ressenti le besoin de répondre au premier texte publié. Ayant été présent à la soirée, je trouvais que ce texte y allait un peu fort, mais qu’il exprimait bien un ressenti partagé avec pas mal de personnes présentes.

    Le fait que vous ayez trouvé la première "contradiction" très aggressive est assez marrant quand on voit que l’un d’entre vous avait envie de taper un "contradicteur" (pas un mot là-dessus ?). Moi je trouvais que cette personne essayait d’élargir le débat, comme les suivantes, d’ailleurs. L’agressivité que vous y avez vu révèle une difficulté grave à accepter un discours différent. Cette personne a été respectueuse et posée, au contraire.

    Tout le monde est d’accord sur le fait qu’il ne faut rien dire aux flics en général, mais cette personne avait raison : même si ce conseil est diffusé depuis un moment, on constate que ça ne marche pas toujours, des gens parlent, craquent. Il proposait qu’on ouvre à ça. Votre présentation n’envisageait que le cas d’une manif ou action collective. Il peut y avoir des cas où une version collective sur des faits peu être envisagée. Bref, il y avait plein de choses à discuter pendant deux heures.

    Fallait-il vraiment deux heures pour "discuter" du fait qu’il ne faut pas parler, avec des gens qui sont déjà au courant ? Était-il vraiment impensable de discuter de cas particuliers, de parler de quand ça ne marche pas, etc ? Les malheureux.ses qui ont osé émettre l’idée d’une ouverture du débat se sont fait rembarrer avec autoritarisme. Jusqu’au bouquet final où le plus viriliste a testostéronement proposé à quelqu’un de sortir, a esquissé un coup de boule vers lui (je ne sais plus dans quel ordre).

    Quand on voit comment ces personnes réagissent à la moindre petite divergence de la trajectoire de soirée prévue, je vois mal comment on pouvait par ailleurs ouvrir la question de ce qu’ils appellent "les politiques d’identité" puisque leur présentation de la soirée proposait de l’aborder (c’était pas le sujet de la soirée, mais c’est visiblement leur croisade civilisatrice depuis un an ou deux)... Là pour le coup, on aurait eu de véritables oppositions dont on voit mal comment elles auraient pu se résoudre pacifiquement.

  • 4 novembre 2016

    La politisation d’une lutte politique, c’’était intéressant comme concept, merci les communistes. Communistes/libéraux/français-es/chrétien-nes, vous avez quelque chose en commun, ce ciment qui vous lie pour toujours dans le grand et beaux pays qui est le vôtre - ah le bon temps du Conseil National de la Résistance, tu te souviens ? - c’est la capacité à ne jamais douter de vous-mêmes. Ben moi je continue à préférer mon chat, sans doute un être beaucoup trop humble pour être révolutionnaire, mais au moins quand je le regarde je trouve qu’il ressemble à quelque chose. Quelque chose à voir avec l’autonomie et l’humilité justement, vous y réfléchirez (peut-être).
    Et sinon pour le mec qui s’est pris un coup de boule parce qu’il apportait un point de vue différent dans le débat ? Rien à dire là-dessus ? Pas le temps ?
    Vivement l’arrivée des peuples barbares, qu’on se débarrasse de ce pays une fois pour toute.

  • 4 novembre 2016

    Ce texte n’est pas féminisé ! IAATA ?

Publiez !

Comment publier sur IAATA?

IAATA est ouvert à la publication. La proposition d’article se fait à travers l’interface privée du site. Quelques infos rapides pour comprendre comment y accéder et procéder ! Si vous rencontrez le moindre problème, n’hésitez pas à nous contacter.