Sivens - Affaire de la Caravane - 8 janvier, le suivi du procès

En octobre 2014, alors que les travaux de déboisement dans la foret de Sivens avancent pour construire un barrage inutile et imposé, la repression est forte. Le nombre de blessés s’accumule.
Le 7 octobre, un gendarme jette une grenade desencerclante à l’interieur d’une caravane oú sont refugié 4 personnes. L’une d’entre elle est grievement blessée. La scene est filmée et largement diffusée sur internet.
Aujourd’hui, le 8 janvier 2019, a lieu au TGI de Toulouse le procés du gendarme qui a lancé la grenade dans la caravane. On fait le suivi du procès.

  • Comment lancer une grenade ?

    Le juge liste les conditions dans lesquels les grenades peuvent être utilisées et annonce qu’elles n’étaient pas réunies. Pour rappel : la façon légale, c’est au sol en la faisant rouler. Comment la grenade a-t-elle pu se retrouver dans la caravane alors ?
    Le gendarme dit qu’il a fait une erreur et qu’il n’aurait pas du la lancer.

  • Le gengen s’embrouille

    Le gendarme se perd dans sa mémoire : il revient sur ce qu’il a dit à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et en garde à vue : finalement, il n’y avait pas de groupe d’opposant·e·s à côté de la caravane.
    Le juge insiste sur ce changement de version. Il lui dit qu’il avait l’air déterminé à faire sortir les gens de la caravane. Le gendarme s’embrouille dans ses déclarations.
    Finalement, le juge demande si il n’est pas simplement un mauvais lanceur ? Ça rit dans la salle.

  • Problème de vision ?

    Le gendarme raconte qu’il n’a pas vu où est tombé la grenade et qu’il n’aurait jamais voulu lancer une grenade dans la caravane. Là, on se demande : y’a vraiment besoin de remontrer la vidéo ?

  • Audition du gendarme en cours

    C’est le moment de parler pour le maréchal des logis Vilamanya.

  • Problème de mémoire ?

    Le gendarme a déclaré ne pas avoir voulu jeter la grenade dans la caravane mais sur des opposant·e·s qui venaient vers lui sur la gauche de la caravane. Toutes les photos et vidéos de la zone ce jour-là montrent au contraire qu’il n’y avait que des flics sur la zone sauf dans la caravane.

  • Pauvre biquet...

    Le gendarme est décrit comme étant « sur les nerfs et déprimé suite à une séparation ». Il y aurait même des gendarmes qui l’auraient vu pleurer sur le terrain. On comprend pas trop le rapport ? Ça légitime le fait de mutiler ?

  • Album photo

    Le juge montre des photos de l’intérieur de la caravane et des bouts de grenade.

  • Diffusion de la vidéo

    Diffusion en cours de la vidéo où on voit clairement le gendarme Vilamanya du PSIG d’Albi lancer la grenade à l’intérieur de la caravane

  • Ça s’est passé à Gazad

    La zad du Testet, début octobre 2014, ça ressemblait à ça :
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  • Radicalisation de la Justice ?

    Le juge, Jérôme Glavany, parle de la radicalisation des opposant·e·s au barrage de Sivens à partir d’août 2014, d’harcèlement des forces de l’ordre. Il montre des photos de herses, de cocktails Molotov et de barricades.
    Même pour celles et ceux qui ont réussi à rentrer dans le TGI, ils et elles sont bloqués devant la salle d’audience : des flics sont devant et ne laissent personne rentrer.

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