Sivens - Affaire de la Caravane - 8 janvier, le suivi du procès

En octobre 2014, alors que les travaux de déboisement dans la foret de Sivens avancent pour construire un barrage inutile et imposé, la repression est forte. Le nombre de blessés s’accumule.
Le 7 octobre, un gendarme jette une grenade desencerclante à l’interieur d’une caravane oú sont refugié 4 personnes. L’une d’entre elle est grievement blessée. La scene est filmée et largement diffusée sur internet.
Aujourd’hui, le 8 janvier 2019, a lieu au TGI de Toulouse le procés du gendarme qui a lancé la grenade dans la caravane. On fait le suivi du procès.

  • Claire Dujardin poursuit

    V. a utilisé son arme dans des conditions non conformes aux règles d’usage. Il ne peut pas dire que ce n’était pas volontaire, il a été formé et habilité à l’usage de cette arme au printemps 2014, Dujardin s’interroge sur le contenu de cette formation. Les rapports écrits des gendarmes ne mentionnent pas le lancer de cette grenade, sans vidéo il n’y aurait pas eu de procès possible. Et le commandant se dit satisfait du travail de V. ? Il n’y a eu aucune réaction de la part de la hiérarchie, pas d’enquête par l’IGGN (IGPN des gendarmes).

    Elle revient ensuite sur la dangerosité de la grenade de désencerclement en s’appuyant sur les témoignages précédents.

    Claire Dujardin conclue avec des témoignages de personnel de santé sur les séquelles engendrées la blessure d’E.

  • C’est au tour de l’avocate d’E. de prendre la parole

    Claire Dujardin commence dire que s’il s’agit de faire le procès du gendarme V. il faudra aussi revenir sur le contexte de l’expulsion. Il faut aussi reconnaître la faute qu’a commis le gendarme en balaçant cette grenade , une faute grave, une infraction. Démontrer la responsabilité de l’État viendra plus tard.
    Le PSIG était venu en renfort du maintient de l’ordre, et sont censés avoir l’habitude de gérer un terrain. La fatigue et ses problèmes personnels ne sont pas des excuses, si c’était si difficile pour lui, qu’il prenne des congés !
    Ce n’est ni un accident ni une erreur.

  • Un autre gendarme arrive à la barre

    Un nouveau témoin arrive, tout décoré en képi. C’est un gendarme qui a 31 ans de service derrière lui, qui a déjà été entendu par l’IGGN. Il était commandant à Gaillac entre 2012 et 2016. Il raconte la dure vie des gendarmes à Sivens. Pas de questions.

  • On passe à un témoin côté gendarme

    Un gradé est dans la salle : c’était le chef de Vilamanya. Il était déjà à la retraite à l’époque de Sivens. Il parle trois minutes en comptant les questions de l’avocat du gendarme. C’est inutile.

  • L’exposé de Désarmons-les est toujours aussi précis

    Il parle de la gradation théorique du maintien de l’ordre : du dialogue à la GLI-F4. Mais regardez plutôt la vidéo ci-dessous, c’est bien expliqué.
    Il termine son exposé sur l’action à Sivens en précisant qu’elle a eu lieu en dehors de toute règle et qu’il faut interdire ce genre d’armes.

  • I. de Désarmons-les fait un petit exposé

    Le collectif existe depuis 2012. I. revient sur les blessé·e·s et les mutilé·e·s de la police : 53 recensées depuis 2007, 12 yeux crevés et 2 mains arrachés depuis le début de mobilisation des gilets jaunes. Il renvoie vers le livre L’arme à l’oeil de Pierre Douillard-Lefevre.
    Pour l’État, les révolté·e·s sont des criminel·le·s ou des terroristes et il faut donc agir en conséquence.

  • On passe au quatrième témoin, du collectif "Désarmons-les !"

    Le quatrième témoin est I. du collectif Desarmons-les. Il commence à présenter le collectif. N’hésitez pas à visionner leur vidéo de présentation des armes des forces de l’ordre :

  • L’avocat du gendarme essaie de faire taire L. T.

    Le président dit à l’avocat du gendarme de se taire (la salle aussi !)
    L. T. raconte que les flics font des faux. Heureusement que dans l’affaire de la caravane, il y a une vidéo ! Sans cette vidéo, est-ce qu’il y aurait un procès ?

  • L. T. a été mutilé le 15 septembre 2016 pendant la Loi Travail

    Il raconte son histoire suite à sa blessure. Il a perdu la vue suite à un hématome à l’oeil avec des fractures internes. Il a du avoir un suivi psy après sa blessure.
    Il s’est par la suite renseigné sur les violences policières et a découvert des histoires où les victimes ont été dissuadé de porter plainte.
    Il évoque, lorsque les flics passent en procès, les peines dérisoires.

  • C’est au tour de L. T., un syndicaliste blessé de témoigner

    Un autre témoin est à la barre : L. T., un syndicaliste qui a été mutilé par une grenade de la police.

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